DES SOLUTIONS POUR SAUVER LE LITTORAL

Lors d’une interview pour Surf-Prevention, l’équipe SosLa avait exposée le 09 Janvier 2013 des solutions pour remédier à l’érosion artificielle de la côte angloye en rétablissant l’équilibre côtier . Elles s’établissaient en 4 phases:

1- Rétablir le cycle du sable sur les plages angloyes afin d’avoir zéro perte liée aux activités de dragage à l’embouchure qui sont la cause majeure de l’érosion des plages.  Il faut donc recharger les plages d’Anglet en faisant 100% de clapage côtier. La seule solution pour pérenniser cette opération dans le temps est d’avoir une drague à demeure.

2- Il faut reprofiler les plages en ramenant vers le bas de l’estran une grosse partie du sable accumulé en haut , sans que celui-ci ne finisse trop vite à l’embouchure et clapé au large! Pour cette raison, la réalisation de la 1ere phase est primordiale. Ainsi, la pente de la plage redeviendra plus douce. On aura une action de lutte contre les trous d’eau, les shore break violents, le back-wash ce qui améliorera la sécurité.

3- Aller chercher notre sable stocké au large, une bonne partie dormant là-bas depuis plus de 100 années de dragage de l’embouchure. Aujourd’hui, toutes les dragues sont capables d’aller chercher ce sable qui git entre -12 mètres et – 25 mètres de profondeur. Cette solution est à moindre coût et revêt un faible impact carbone. Ce retour massif de sable provoquerait la réapparition d’une vraie barre subtidale (2) sur tout le littoral angloy ce qui aurait un double intérêt:

-le retour des bancs de sable donnant des vagues plus longues et moins tendues sur toutes les plages.

-Une déperdition d’énergie plus importante au large sur les grosses houles diminuant ainsi leur pouvoir érosif sur le rivage.

4- Si la tendance à l’engraissement des plages se confirme par de belles campagnes de clapage de sable venant du large, on pourra envisager l’abandon de la majorité des digues et enrochement des plages d’Anglet. Le sud du littoral retrouvera alors son visage d’antan, c’est-à-dire un profil plus naturel grâce au rétablissement des échanges sédimentaires entre chaque plage. Ce serait une véritable économie pour la commune en entretien des digues mais aussi une au-benne pour le tourisme côtier qui retrouverait des plages moins dangereuses, un sable plus fin et des vagues à toutes les marées. Au nord des plages, l’abandon de la digue des Cavaliers pourrait être envisageable, puisque aujourd’hui son efficacité est discutée et l’entretien régulier du chenal par une drague à demeure ferait disparaître la nécessité de ces enrochements. Enfin on ne peut se priver de la grande digue du Boucau et de la digue intérieure de La Barre car elles sécurisent l’entrée des cargos au port de Bayonne par forte houle ce qui reste nécessaire au développement de l’activité industrialo-portuaire.

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