Plage de la Barre, la digue intérieure fait à nouveau l’objet d’une consolidation. C’est la deuxième fois de l’année. La première, plus succincte, s’était déroulée au mois d’Avril.

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Ces nouveaux travaux, d’un montant de 490 200€, sont financés par la région Nouvelle Aquitaine, propriétaire du port de Bayonne.

La première phase de ces opérations d’automne a été de reprendre l’embase de la digue érodée, en confortant avec des blocs d’ophites du côté de la plage de la Barre, là même ou des affouillements s’étaient produits depuis 2014.

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Le tractopelle creuse la base de la digue pour placer minutieusement les blocs d’ophite.

 

La deuxième phase a pour but de consolider le musoir de la digue intérieure avec des cubes de béton de 32 tonnes. Ils sont fabriqués non loin du site de la Barre à l’aide de moules métalliques rainurés dans lesquels on fait couler le béton.

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Les moules à béton pour faire des blocs de 32 tonnes!

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Le jeune troupeau de blocs de béton prêt à renforcer le musoir de la digue intérieure.

 

Après la bonne période de séchage, il ne reste plus qu’à déplacer ces cubes avec un tracteur et une remorque. Le poids des blocs est tellement important qu’ils sont déplacés deux par deux jusqu’à l’extrémité de la digue intérieure, plage de la Barre. Une grue spéciale est alors nécessaire pour les soulever et les placer, là où les chocs avec l’océan sont les plus violent…

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La grue, en bout d’épi, place les énormes blocs de béton pour renforcer l’ouvrage.

 

Au fil du temps, ces blocs de béton seront amenés à tomber dans l’océan. Ces effondrements sont liés à plusieurs facteurs. Le courant artificiel du sud de l’embouchure de l’Adour ensable en permanence le chenal de navigation. La drague Hondarra maintient les profondeurs dans ce secteur pour permettre le passage des navires. Ce dragage permanent provoque le glissement des sables côtiers vers le fond du chenal à chaque tempête, car l’océan n’aime pas les trous. La fuite de ce sable provoque à son tour un affaiblissement de l’ouvrage, et l’impact des grosses houles combiné aux forts courants traversiers entraine la chute des blocs vers les profondeurs. C’est ce qui s’était passé en Novembre 2002: la création de la fosse de garde en 2000-2001-2002, avec le dragage de 3200 000 m3 de sable, avait provoqué la disparition de plus de 30 mètres de musoir à la digue des Cavaliers. (voir Sud ouest 27 Novembre 2002)

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La scène vue depuis l’embouchure!

 

L’équipe SoSLa

 

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