Point sédimentaire du 17/09/2018: une belle amélioration des plages sud d’Anglet!

Voici la situation du profil des plages d’Anglet au 10 septembre 2018. Pour rappel, durant l’année 2016, nous avons pu observer que les clapages côtiers avaient été effectués devant les plages de Marinella, des Corsaires et de la Madrague. Depuis le début de l’année 2017, les clapages côtiers se sont concentrés essentiellement devant la plage de l’Océan avec plus de 500 000 m3 de sable déposé en 18 mois. Cette habitude va t-elle être l’occasion de re-muscler les bancs de sable du nord du littoral, quasi absents depuis plus de deux décennies? C’est ce que nous allons tenter de voir en faisant un « comparatif visuel » des plages d’Anglet à marée basse et par grand coefficient de marée sur trois même période des trois dernières années:

Les plages sud d’Anglet:

– Plage de la petite Chambre d’Amour:

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Photo du 10 Septembre 2018, marée basse, coefficient de 108 et hauteur d’eau de 0.45 mètre.

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Photo du 08 Octobre 2017, marée basse, coefficient de 103 et hauteur d’eau de 0.53 mètre.

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Photo du 20 Septembre 2016, marée basse, coefficient de 105 et hauteur d’eau de 0.52 mètre.

L’amélioration est très nette sur les bancs de sable de marée basse du sud d’Anglet à l’automne 2018. Il n’y a plus aucune baïne sur la plage de la petite Chambre d’Amour. Les pentes sont douces et les bancs de sable s’avancent bien plus dans l’océan que les années précédentes.

– Plage de la petite Chambre d’Amour vu depuis sa pointe:

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Photo du 08 Octobre 2017, marée basse, coefficient de 103 et hauteur d’eau de 0.53 mètre

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Photo du 20 Septembre 2016, marée basse, coefficient de 105 et hauteur d’eau de 0.52 mètre

 

– Plage du Club:

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Photo du 10 Septembre 2018, marée basse, coefficient de 108 et hauteur d’eau de 0.45 mètre.

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Photo du 08 Octobre 2017, marée basse, coefficient de 103 et hauteur d’eau de 0.53 mètre

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Photo du 20 Septembre 2016, marée basse, coefficient de 105 et hauteur d’eau de 0.52 mètre

En 2018, il n’y a plus de trou d’eau là aussi. La plage est très étendue. On peut même faire le tour des digues du VVF et du Club à pied comme il y a 20 ans!!!

– Plage des Sables d’Or vue d’en haut:

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Photo du 11 Septembre 2018, marée basse, coefficient de 111 et hauteur d’eau de 0.40 mètre.

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Photo du 08 Octobre 2017, marée basse, coefficient de 103 et hauteur d’eau de 0.53 mètre

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Photo du 20 Septembre 2016, marée basse, coefficient de 105 et hauteur d’eau de 0.52 mètre

La baïne qui était venue se creuser en plein milieu de la plage en 2017, a totalement disparu. La situation semble être revenue à celle de 2016.

– Vue de profil depuis la digue du Club:

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Photo du 10 Septembre 2018, marée basse, coefficient de 108 et hauteur d’eau de 0.45 mètre.

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Photo du 09 Octobre 2017 (photo ASI)

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Photo du 16 Septembre 2016

Le haut de la plage est stable avec un léger désensablement des fondations de l’ancien émissaire des résidences des Sables d’Or.

Ainsi, la situation sédimentaire du sud des plages est en plein progression, livrant des profils d’antan qui permettent la pratique du surf autant à marée basse qu’à marée haute. Fait étonnant, la drague Hondarra ne vient plus claper devant ces plages depuis 30 mois…

 


Le centre angloy:

 

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Photo du 10 Septembre 2018, marée basse, coefficient de 108 et hauteur d’eau de 0.45 mètre.

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Photo du 08 Octobre 2017, marée basse, coefficient de 103 et hauteur d’eau de 0.53 mètre

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Le 20 Septembre 2016, marée basse, coefficient de 105 et hauteur d’eau de 0.52 mètre

La belle lentille de sable apparue entre la plage des Corsaires et la plage de la Madrague en 2017 s’estompe!?? La pente de la plage au niveau de la marée haute y est toujours importante.

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Au nord d’Anglet:

 

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Photo du 10 Septembre 2018, marée basse, coefficient de 108 et hauteur d’eau de 0.45 mètre.

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Photo du 08 Octobre 2017, marée basse, coefficient de 103 et hauteur d’eau de 0.53 mètre

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Photo du 20 Septembre 2016, marée basse, coefficient de 105 et hauteur d’eau de 0.52 mètre

En 2018, statu-quo sur la zone nord des plages malgré 30 mois de clapage côtier au droit de la plage de l’Océan, avec plus de 500 000 m3 de sable déversés en moyenne entre 600 et 800 mètres de la côte. L’att -nte d’une amélioration nette des plages nord se fait de plus en plus prier…Encore combien de temps va -t-il être nécessaire???

 

Conclusion:

– Les plages sud sont en nette amélioration indiquant un renforcement sédimentaire du littoral.

– Au centre, il semblerait que les plateaux de marée basse sont en train de s’essouffler.

– Au nord, toujours pas de signe d’amélioration. A voir en 2019 si l’effet clapage côtier devant la plage de l’Océan va finir par payer !

 

L’équipe SosLa

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VIII- Aujourd’hui, quels sont les vestiges de cette grande histoire du balisage littoral?

 

La Barre de l’Adour

La Barre de l’Adour fait l’objet d’un dragage continu depuis plus de 120 ans. C’est avec la construction de la grande digue du Boucau en 1966 (sur la gauche de l’image), qu’elle a quasiment disparu avec l’approfondissement du chenal de navigation à -12 mètres. Depuis, la Barre a donné son nom à la plage d’Anglet la plus proche de l’embouchure et à une fameuse vague aujourd’hui aussi disparue.

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L’entrée de l’ Adour vue depuis le large.

 

Le phare de Biarritz

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Le phare vu depuis la plage de la Barre en 2014

Le phare de Biarritz joue toujours un rôle de repère dans la navigation côtière avec son foyer situé à 73 mètres au-dessus des plus hautes mers.

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L’optique installée en 1904, constituée de lentilles de Fresnel et d’anneaux catadioptriques, continue de balayer la nuit de ses deux éclats lumineux de 10 secondes pour une portée visuelle de 26 milles nautiques soit 48 km !

 

La tour des signaux :

Du haut de ses 150 ans, la tour des signaux se dresse toujours fièrement à l’embouchure du fleuve. Elle est en bon état grâce à une restauration de sa façade en 2011 par la Région Aquitaine. (Sud-ouest article) Elle s’illumine de jour comme de nuit dès qu’un navire de commerce est en approche. A son sommet, de nombreuses antennes de télécommunication, des manomètres mais aussi des caméras de surveillance qui scrutent notamment l’évolution du rivage angloy.

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3 Feu rouges : aucun navire ne sort ! Et pour cause, le Patalya, tanker de 144 mètres de long et de 8.7 mètres de tirant d’eau, fait son entrée au port avec le pilote à bord !

La tour est toujours le siège des pilotes de l’Adour qui y observent l’océan au premier étage dès qu’il s’agit de faire entrer ou sortir un bâtiment.

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3 Feux rouges vers le large, aucun navire ne rentre, un cargo se prépare à sortir! Derrière la tour, on voit les 2 feux verts de direction d’entrée.

 

Aujourd’hui, l’équipe du pilotage ne se compose plus que de 3 pilotes dont un président, 6 marins et une secrétaire. La flotte de pilotines se compose de 3 unités : Aïnhara, Izurdia et la pilotine-remorqueur SAINT-BERNARD pour escorter environ 1 500 à 2 000 navires/an. (5)

 

Le mât d’approche:

Après la guerre, le mât d’approche transformé en casemate fut intégré au karting de la Barre avant d’être entièrement détruits en 1968 pour faire place à une belle patinoire.

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Les vestiges du mât d’approche dans le cercle orange vu d’avion dans les années 50.

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Les vestiges du mât d’approche vu depuis le karting de la Barre dans les années soixante.

 

L’ancien mât d’approche:

L’ancien mât d’approche a été rasé par les allemands pendant l’occupation pour éclaircir le terrain autour de la batterie de l’hippodrome de la Barre.

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L’ancien mât d’approche vu d’avion en 1938, avant sa destruction, quelques années plus tard par les allemands.

Il ne reste plus aujourd’hui qu’un monticule sur l’emplacement de ses ruines entre l’accrobranche et le rond-point de la Barre.

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Le fanal de direction aval

Le fanal de direction d’aval est devenu fixe après la construction de la digue du Boucau en 1966 et la stabilisation du chenal de navigation.

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Le fanal vert vu depuis la capitainerie, placé dans l’axe du chenal de l’embouchure de l’Adour.

 

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Le chariot nécessaire pour déplacer la balise fut abandonné au profit d’une balise fixe. Une partie du rail porteur a depuis disparu.

 

L’ancienne tour des signaux

L’ancienne tour des signaux est devenue la capitainerie du port de commerce. Elle existe a cet emplacement depuis 239 ans environ. C’est le monument le plus ancien encore visible. Pour l’anecdote, Napoléon 1er y est venu à plusieurs reprises observer l’océan, c’est dire ! Cet édifice fait ainsi partie du patrimoine historique d’Anglet et du port de Bayonne. Il a fait l’objet de travaux de rénovation et d’agrandissement en 2017.

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L’ancienne capitainerie pendant les travaux de 2017. On note toujours la présence d’un vestige de fût pour gagner l’étage.

Une partie du soubassement et du fût sont toujours conservés ainsi que le signal vert de direction à l’étage. Le 27/04/2018, la nouvelle capitainerie fût inaugurée par la Nouvelle Aquitaine. La Région est en effet propriétaire de ce bâtiment depuis le transfert du port de Bayonne le 1er août 2006 et le met à disposition des agents de l’Etat chargés de réguler et surveiller les mouvements des navires à l’intérieur du port.

ancienne tour des signaux

La nouvelle capitainerie du port de commerce, agrandie mais dont une partie historique a été fort heureusement conservée durant la rénovation.

L’extension proposée par le cabinet d’architecte invite « en théorie » à une écriture contemporaine et franche, opposée à la partie ancienne tout en conservant une harmonie et un dialogue entre le passé et l’extension du nouveau projet. Le but était de faire de la capitainerie un point fort du port et un repère pour l’ensemble des passants. Cet effet se renforce lorsqu’une fois la nuit tombée, l’extension prend vie grâce à la multiplication des ouvertures et à la signalétique qui s’éclaire à la couleur du port : la capitainerie devient ainsi un signal.

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La capitainerie de nuit en 2018 !

 

L’ancienne balise occidentale:

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Le point bleu situe l’emplacement de l’ancienne balise occidentale entre 1740 et 1867 !

 

La bâtisse qui assistait l’ancienne balise occidentale a été démantelée par les P&C en 1875. Il ne reste plus aujourd’hui que la dune sur laquelle reposait la fameuse balise.

ancienne balise occidentale

La dune en forme de pyramide sur laquelle reposait l’ancienne balise occidentale est encore visible aujourd’hui dans la forêt de Chiberta.

 

La grande balise de Blancpignon

La grande balise de Blancpignon a elle aussi totalement disparu.

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Les vestiges de son emplacement en 1938, après son abandon 72 ans plus tôt !

 

Dans un passage d’ »Anglet, la ville aux six clochers« , l’auteur raconte que la Balise de Blancpignon, dont il ne resterait plus qu’un socle enfoui dans le sable, est introuvable d’après l’article paru dans un Sud-ouest de 1971, et pour cause !

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Il ne reste plus qu’une borne géodésique à cet emplacement aujourd’hui. Ce point qui culminait autrefois à 40 mètres de haut en faisait la plus haute dune des environs.

 

La tour vigie du Pey

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La tour vigie au dessus de la place du village début 1900.

La tour vigie dite du Pey a totalement disparu aujourd’hui. Une maison a été construite sur son emplacement. L’endroit est méconnaissable.

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Dans le cercle, l’emplacement exact de l’ancienne vigie du Boucau

 

Le mât du quai de la Place aux Armes

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Sur son emplacement passe aujourd’hui la passerelle d’accès à la péniche.

 

Le mât du quai de la Place aux Armes n’a pas résisté au téléphone… Sur son emplacement ou juste à côté passe aujourd’hui la piste cyclable !

 

Conclusion:

Autrefois faite de petites balises composées d’amas de bois en pin, aujourd’hui armée d’une grande tour en pierre de taille bardée d’antennes en tous genres, la signalétique à l’embouchure de l’Adour a évolué en 450 ans et fait un grand bon en avant. Elle a permis, dans son développement, à un grand nombre de vaisseaux et de cargos de franchir la Barre de l’Adour dans les meilleures conditions possibles grâce à l’expérience des pilotes de l’Adour. Bien que les accidents, au fil du temps, soient devenus plus rares, ils n’en restent pas moins possibles comme l’a démontré le naufrage du Luno lors d’une tempête hivernale de 2014. Ainsi, le risque zéro n’existe pas, surtout avec des navires de plus en plus grands nécessitants de naviguer à flux tendus sur les océans du monde entier. De mémoire, le plus gros navire accepté au port de Bayonne fut le pétrolier de la Socatra, le Carnac, de 182.61 mètres de long pour 29.93 mètres de large et un tirant d’eau de 9.60 mètres !

Aujourd’hui, le franchissement de la Barre est encore suspendu en moyenne 10 à 15 jours par an, alors qu’autrefois les navires pouvaient rester bloqués plusieurs semaines dans la rade, comme ce fût le cas en 1856 (31). Même si les évolutions sont incontestables, l’accès au port de Bayonne par mauvais temps reste dangereux avec, en cas d’accident, des conséquences qui pourrait être catastrophiques pour le littoral angloy et son économie touristique…

Cette promenade vous a plu? Partagez-là avec vos amis!

Episode précédent: Réorganisation des signaux suite à la deuxième guerre mondiale à travers les télécommunications.

L’équipe SoSLa

 

Bibliographie:

(1) Gravure en aquatinte « Bayonne, vue de l’embouchure de l’Adour » de Paul Legrand, 1830.

(2) Maugier : « Les embouchures de l’Adour à Bayonne en 1578 » peinture produite en 1598, Archives Médiathèque de Bayonne, C124.

(3) Peinture du « Plan de l’Adour depuis Dax et autres jusqu’au Boucau » fin 16 ème/ début 17 ème siècle, Archives Médiathèque de Bayonne.

(4) F. Jaupart: « L’embouchure de l’Adour et ses variation après le détournement, aux xviie et xviiie siècle » dans  le » IV centenaire du détournement de l’Adour » SSLAB, 1978, page 153.

(5) Exposé George Strullu, Pilote de l’Adour, Adala : « Anglet et les pilotes de l’Adour« .

(6) Bibliothèque du génie, ms 144 4°98 feuille 1.

(7) Histoire militaire de Bayonne. De la mort d’Henri IV à la Révolution française, Blaÿ de Gaïx, Gabriel-François de (1848-1919)

(8)  Carte de la B.N.F « Plan du Cour de la Rivière de la Dour depuis St. Bernard jusqu’à Basse mer de la Coste » 1730.

(9) Carte de la B.N.F « Plan du Cour de la Rivière de la Dour depuis St. Bernard jusqu’à Basse mer de la Coste » 1731.

(10) Carte de Chaveneau : « Plan de la Barre de Bayonne » Octobre 1740,  Archives médiathèque Bayonne, C127 FR.

(11) Cartes de l’embouchure de l’Adour, C1336, Fond Jaupard, Médiathèque de Bayonne

(12) L’Abbé Jean Joseph Expilli : « Dictionnaire géographique, historique et politique des gaules et de la France » Tome 1, 1762, Paris.

(13) Extrait de « Vue de l’embouchure de l’Adour« , GARNERAY L. (1783 – 1857) Gravure  1830, 1ED98 Médiathèque Bayonne.

(14) D’après le pilote-major Bourgeois, archive P&C Pau 4S 217.

(15) Carte extraite du site Gallica de la B.N.F : Plan du cours de la rivière à l’Adour depuis Mousserolle jusqu’à la mer et d’une partie de celle de Nive« , le Chevalier Isle, major de vaisseau, 1788.

(16) F. Morel: « Bayonne, vues historiques et descriptives« , Bayonne, Juin 1836.

(17) 4S 171, P&C de Bayonne, Port et transport maritimes, AD de Pau.

(18) Louis Colas, dessinateur: « Carte du cours de l’ Adour depuis Bayonne jusqu ‘à la mer » 1805, Médiathèque de Bayonne, C1343 FR.

(19) Napoléon à Bayonne : d’après les contemporains et des documents inédits / par E. Ducéré 1897.

(20) Les journées de Napoléon à Bayonne: par E. Ducéré 1908.

(21) Les corsaires bayonnais, 1856, Édouard Lamaignère.

(22) P&C de Bayonne, Port et transport maritimes : « Mémoire sur la manière de rendre plus praticable le port de Bayonne » pilote Bourgeois, 4S 286, AD de Pau.

(23)  Ducéré, Édouard: « Le blocus de 1814 : d’après les contemporains et des documents inédits« 1900, B.N.F.

(24) Général Francis Gaudeul : « Le franchissement de l’Adour par les anglais en février 1814 » Congrès du IVe centenaire du détournement de l’Adour 1578-1978, publié en 1978.

(25) Monsieur Vionnois: « Mémoires et documents relatifs à l’art des constructions et au service de l’ingénieur » 1858, Annales des Ponts et Chaussées.

(26) P. Hourmat: « Histoire de Bayonne » Tome IV, La Restauration, 1814-1830″ SSLAB, 1998.

(27) Archives départementales de Bayonne, 2 ETP2, article 389.

(28) Tableau de 1835, collection du musée basque de Bayonne.

(29)  C. B. Matenas: « Renseignements nautiques sur les côtes de France, d’Angleterre, d’Écosse, d …  » 1851.

(30)  Vicente TOFIÑO DE SAN MIGUEL et Louis ANDRÉ : » Renseignements nautiques sur les côtes de France, d’Angleterre, d’Écosse, d ... »

(31) Germond de la Vigne: « Autour de Biarritz » , 1856.

(32) Archives départementales de Bayonne, 2 ETP1, article 120.

(33) M. Legras : « Recueil relatif à l’hydrographie et à la navigation« , 1868.

(34) « Rapports et délibérations du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques » 1871,  Conseil général des Pyrénées-Atlantiques.

(35) « Pilotes des côtes: entre la Loire et la Bidassoa » 1873, Le chasse marée, édition de l’Estran. Chapitre 19, page 323.

(36) 4S 176,  « Ports et transports maritimes » P&C de Bayonne,  AD de Pau.

(37) 4S 176 « Ports et transports maritimes » P&C de Bayonne, « Conférence au sujet de l’établissement d’un feu à l’entré du port,  AD de Pau.

(38) 4S 177 : « Ports et transports maritimes » P&C de Bayonne,  AD de Pau.

(39) 4S 177 :   » Réparation de la maison d’enceinte de la tour des signaux » 1826 « Ports et transports maritimes » P&C de Bayonne,  AD de Pau.

(40) 4S 177 :   » Reconstruction des balises hollandaises et de Blancpignon« , 1831, Phillipe Vionnois « Ports et transports maritimes » P&C de Bayonne,  AD de Pau.

(41) 4S 177 :  « Ports et transports maritimes »  » Déplacement de la tour des signaux et du mât d’approche » 1861 P&C de Bayonne,  AD de Pau.

(42) Photo « Les digues de la Barre » vers 1869; 2Fi Bayonne Port 28 NF 966, Médiathèque de Bayonne.

(43) Dessin d’Henri Charles Landrin, « L’Adour, remorqueur » Archives musée basque, E2229.38.

(44) Archives départementales de Bayonne: « Port de Bayonne: Notice » 2 ETP1/118/ D3 N149.

(45) Archives départementales de Pau, 4S 180.

(46) Archives départementales de Bayonne, 2 ETP1/118.

(47) « Rapports et délibérations du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques« , Pyrénées-Atlantiques. Conseil général.  avril 1874, Gallica.

(48) Archives départementales de Bayonne, 2 ETP1, article 118/D3 162.

(49) « Rapports et délibérations du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques« , Pyrénées-Atlantiques. Conseil général, août 1888, Gallica.

(50) Archives départementales de Bayonne, 2 ETP2, article 389.

(51) « Tableau général du commerce et de la navigation … » Volume 2, France. Direction générale des douanes, 1908.

(52) Archives départementales de Bayonne, 2 ETP4/ 386.

(53) Archives départementales de Bayonne, 2 ETP4/388.

(54) Archives départementales de Bayonne, 2ETP4/387.

(55) Archives départementales de Bayonne, 2ETP4/390.

(56) Archives départementales de Bayonne, 2ETP4/385.

(57) Archives départementales de Bayonne, 2ETP4/391.

VII- Réorganisation des signaux après la deuxième guerre mondiale, par l’essor des télécommunication (1939-1980)

Durant la guerre de 39-45, les allemands pratiquent beaucoup de modifications sur les terrains au sud de l’embouchure. Plusieurs bâtiments dont la maison du pilote Puyo et l’ancien mât d’approche sont rasés. Le nouveau mât d’approche est, quant à lui, transformé en bunker et intégré au système défensif avec 4 embrasures pouvant accueillir des mitrailleuses.

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Le mât d’approche à la libération en 1944.  Le mât a été supprimé durant l’occupation et des embrasures ont été créés pour surveiller l’embouchure et la route d’accès au terrain. 

 

La terrasse d’observation de la tour de pilotage est fermée en octogone avec six fenêtres pour une meilleure observation de l’embouchure à l’abri des intempéries.

ux au début des années 50 avec son nouveau mât Fenoux

La tour des signaux avec sa terrasse fermée.

Le système radioélectrique qui était au premier étage et qui permettait de communiquer avec les bateaux en mer et le remorqueur est confisqué ! Le bateau pilote Marie-Rose est réquisitionné.

Hélas en Août 1944, pour préparer son repli, l’armée allemande coule les navires du port à l’embouchure du fleuve pour bloquer l’accès aux alliées.

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L’embouchure de l’Adour devant l’ancienne tour des signaux, avec les dragues du port, coulées par les allemands dans le chenal de navigation, rendant délicat tout trafic portuaire. (Photo Aubert)

 

En 1946, la reprise des activités portuaires est difficile car les épaves à l’embouchure de l’Adour entravent le trafic et la « Marie-Louise », remorqueur des pilotes, est inutilisable. De plus, suite à son changement de statut imposé par le régime de Vichy, le service de pilotage est ruiné et ne peut investir dans du nouveau matériel. (55)

En 1948, le service de pilotage se réorganise en société autonome, il n’y a plus que 7 pilotes. Voici comment se fait désormais l’approche de l’entrée de l’Adour : « sur la rive droite, on reconnait les cheminées des usines de Boucau et de St Gobain à un mille au sud-est des premières ainsi que des balises blanches sur la plage. Au sud, il y a la tour des signaux et le phare de Biarritz sur les premières falaises. De nuit, les fumées rougeâtres qui sortent des cheminées du Boucau constituent un excellent amer ». (56) L’alignement des feux de la barre donne la direction à suivre pour le franchissement et le feu intérieur est devenu un feu fixe.

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Signaux de pilotage réalisés par le pilote pour guider les navires au franchissement de la Barre après la guerre. (56)

 

Malheureusement, une modification de loi pendant la guerre, interdit aux pilotes de communiquer directement avec les navires par télégraphie ou par téléphonie. Ils doivent transmettre leurs messages par les stations d’écoute de Bordeaux et d’Arcachon, ce qui rend le service lent et inadapté.

Ainsi, le 2 août 1950, un projecteur B.B.T (Barbier Bénard Turenne) est installé au premier étage de la tour des signaux pour échanger en morse avec les navires présents devant l’embouchure. (52)

En 1953, la station de pilotage reçoit enfin l’autorisation d’installer un poste d’onde courte V.H.F mais les résultats sont décevants. Les pilotes souhaiteraient opter pour un poste à onde hectométrique comme avant la guerre mais l’administration des P.T.T. garde le monopole… Il n’y a pas de dérogation possible. (54)

En 1954, le mât Fenoux est rénové et les signaux de tirant d’eau, présents jusqu’alors grâce à l’évolution des ondes radios, sont supprimés. Le premier étage de la tour devient le centre de contrôle où le pilote possède, à portée de main, l’ensemble des moyens de télécommunications pour échanger sur les hauteurs d’eau, commander le mât Fenoux et utiliser le projecteur B.B.T. Il est loin le temps ou il devait monter sur la terrasse pour actionner les signaux de jour sur un mât à bascule pour conduire les navires dans la rade! (54)

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La tour des signaux au début des années 60 avec son nouveau mât Fenoux ! On distingue l’ailette noire en « position de repos ». La fenêtre du 1-er étage est ouverte pour mieux scruter le large.

 

Au début des années 1970, la tour des signaux va subir un nouveau lifting. Elle va être étanchéifiée avec des toiles en fibre de verre et de la peinture. Le mât Fenoux, dont l’utilité périclite à son tour, est supprimé. Les antennes radios et de télécommunications prennent place… Sur le corps de la tour, de nouveaux feux d’entrée et de sortie ont été placés sur un fond noir, pour mieux les distinguer.

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Au début des années 80, plus grand monde gravitent autour de la tour comme c’était le cas 100 ans plutôt !

 

Prochain épisode : Les vestiges de cette grande histoire du balisage à l’embouchure de l’Adour?

Episode précédent: Arrivée de l’électricité à l’embouchure de l’Adour.

 

L’équipe SoSLa

 

Bibliographie

(1) Gravure en aquatinte « Bayonne, vue de l’embouchure de l’Adour » de Paul Legrand, 1830.

(2) Maugier : « Les embouchures de l’Adour à Bayonne en 1578 » peinture produite en 1598, Archives Médiathèque de Bayonne, C124

(3) Peinture du « Plan de l’Adour depuis Dax et autres jusqu’au Boucau » fin 16 ème/ début 17 ème siècle, Archives Médiathèque de Bayonne.

(4) F. Jaupart: « L’embouchure de l’Adour et ses variation après le détournement, aux xviie et xviiie siècle » dans  le » IV centenaire du détournement de l’Adour » SSLAB, 1978, page 153)

(5) Exposé George Strullu, Pilote de l’Adour, Adala: « Anglet et les pilotes de l’Adour »

(6) (bibliothèque du génie, ms 144 4°98 feuille 1)

(7) (Histoire militaire de Bayonne. De la mort d’Henri IV à la Révolution française, Blaÿ de Gaïx, Gabriel-François de (1848-1919)

(8)  Carte de la BNF « Plan du Cour de la Rivière de la Dour depuis St. Bernard jusqu’à Basse mer de la Coste » 1730.

(9) Carte de la BNF « Plan du Cour de la Rivière de la Dour depuis St. Bernard jusqu’à Basse mer de la Coste » 1731.

(10) Carte de Chaveneau: « Plan de la Barre de Bayonne » Octobre 1740,  Archives médiathèque Bayonne, C127 FR.

(11) Cartes de l’embouchure de l’Adour, C1336, Fond Jaupard, Médiathèque de Bayonne

(12) L’Abbé Jean Joseph Expilli: « Dictionnaire géographique, historique et politique des gaules et de la France » Tome 1, 1762, Paris.)

(13) Extrait de « Vue de l’embouchure de l’Adour », GARNERAY L. (1783 – 1857) Gravure  1830, 1ED98 Médiathèque Bayonne.

(14) D’après le pilote-major Bourgeois, archive P&C Pau 4S 217.

(15) Carte extraite du site Gallica de la BNF: Plan du cours de la rivière à l’Adour depuis Mousserolle jusqu’à la mer et d’une partie de celle de Nive« , Le Chevalier Isle, major de vaisseau. 1788

(16) F. Morel « Bayonne, vues historiques et descriptives« , Bayonne, Juin 1836.

(17) 4S 171, P&C de Bayonne, Port et transport maritimes, AD de Pau.

(18) Louis Colas, dessinateur: « Carte du cours de l’ Adour depuis Bayonne jusqu ‘à la mer » 1805. Médiathèque de Bayonne, C1343 FR.

(19) Napoléon à Bayonne : d’après les contemporains et des documents inédits / par E. Ducéré 1897.

(20) Les journées de Napoléon à Bayonne: par E. Ducéré 1908.

(21) Les corsaires bayonnais  1856, Édouard Lamaignère.

(22) P&C de Bayonne, Port et transport maritimes, « Mémoire sur la manière de rendre plus praticable le port de Bayonne » pilote Bourgeois, 4S 286, AD de Pau.

(23)  Ducéré, Édouard:« Le blocus de 1814 : d’après les contemporains et des documents inédits« 1900, BNF.

(24) Général Francis Gaudeul: « Le franchissement de l’Adour par les anglais en février 1814 » Congrès du IVe centenaire du détournement de l’Adour 1578-1978. publié en 1978.

(25) Monsieur Vionnois: « Mémoires et documents relatifs à l’art des constructions et au service de l’ingénieur » 1858, Annales des ponts et chaussées.

(26) P. Hourmat: « Histoire de Bayonne » Tome IV, La Restauration, 1814-1830″ SSLAB, 1998).

(27) Archives départementales de Bayonne, 2 ETP2, article 389.

(28) Tableau de x, 1835, collection du musée basque de Bayonne.

(29)  C. B. Matenas: « Renseignements nautiques sur les côtes de France, d’Angleterre, d’Écosse, d …  » 1851.

(30)  Vicente TOFIÑO DE SAN MIGUEL et Louis ANDRÉ: » Renseignements nautiques sur les côtes de France, d’Angleterre, d’Écosse, d ... »

(31) Germond de la Vigne: « Autour de Biarritz »  1856.

(32) Archives départementales de Bayonne, 2 ETP1, article 120.

(33) M. Legras: « Recueil relatif à l’hydrographie et à la navigation » 1868.

(34) « Rapports et délibérations du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques » 1871,  Conseil général des Pyrénées-Atlantiques.

(35) « Pilotes des côtes: entre la Loire et la Bidassoa » 1873, Le chasse marée, édition de l’Estran. Chapitre 19, page 323

(36) 4S 176,  « Ports et transports maritimes » P&C de Bayonne,  AD de Pau.

(37) 4S 176 « Ports et transports maritimes » P&C de Bayonne, « Conférence au sujet de l’établissement d’un feu à l’entré du port,  AD de Pau.

(38) 4S 177,  « Ports et transports maritimes » P&C de Bayonne,  AD de Pau.

(39) 4S 177,   » Réparation de la maison d’enceinte de la tour des signaux » 1826 « Ports et transports maritimes » P&C de Bayonne,  AD de Pau.

(40) 4S 177,   » Reconstruction des balises hollandaises et de Blancpignon » 1831 Phillipe Vionnois « Ports et transports maritimes » P&C de Bayonne,  AD de Pau.

(41) 4S 177,  « Ports et transports maritimes »  » Déplacement de la tour des signaux et du mât d’approche » 1861 P&C de Bayonne,  AD de Pau.

(42) Photo « Les digues de la Barre » vers 1869; 2Fi Bayonne Port 28 NF 966, Médiathèque de Bayonne.

(43) dessin d’Henri Charles Landrin, « L’Adour, remorqueur » Archives musée basque, E2229.38.

(44) Archives départementales de Bayonne: « Port de Bayonne: Notice » 2 ETP1/118/ D3 N149.

(45) Archives départementales de Pau, 4S 180.

(46) Archives départementales de Bayonne, 2 ETP1/118.

(47) « Rapports et délibérations du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques« , Pyrénées-Atlantiques. Conseil général.  avril 1874, Gallica

(48) Archives départementales de Bayonne, 2 ETP1, article 118/D3 162.

(49) « Rapports et délibérations du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques« , Pyrénées-Atlantiques. Conseil général, août 1888, Gallica.

(50) Archives départementales de Bayonne, 2 ETP2, article 389.

(51) « Tableau général du commerce et de la navigation … » Volume 2, France. Direction générale des douanes, 1908.

(52) Archives départementales de Bayonne, 2 ETP4/ 386.

(53) Archives départementales de Bayonne, 2 ETP4/388.

(54) Archives départementales de Bayonne, 2ETP4/387.

(55) Archives départementales de Bayonne, 2ETP4/390

(56) Archives départementales de Bayonne, 2ETP4/385

(57) Archives départementales de Bayonne, 2ETP4/391

VI- Arrivée de l’électricité à l’embouchure de l’Adour. (1873-1936)

En 1873, l’état autorise l’établissement d’une ligne électrique entre le bureau télégraphique de Bayonne et la tour des signaux. Mais vue l’humidité de ce logement et l’accès difficile depuis les berges, on préfére installer ce nouvel équipement dans un bâtiment à proximité qui sert de logement au gardien des feux du port. (47 et 48)

En 1875, le site de la vielle balise occidentale, balise qui jouait un rôle dans le franchissement de la barre de l’Adour entre 1740 et 1805 est ruiné. Ce lieu qui se situait jadis sur la plus haute dune littorale, se situe désormais, avec l’avancée de la terre vers la mer, en pleine forêt, à 250 mètres au sud-est de la vielle tour des signaux et distante de 1 000 mètres du rivage angloy. Les moellons et les pierres de taille qui constituaient ses fondations sont vendues aux enchères par les domaines ! (36)

1831 balise-occidentale

La balise occidentale (cercle orange) construite en 1740 environ et présente sur ce cadastre Napoléonien de 1831 montre que le rivage à gagner approximativement plus de 1 000 mètres sur la mer en 90 ans! (Archives départementaux)

 

C’est en 1887, soit 12 ans après le télégraphe, qu’une communication téléphonique est installée entre la tour des signaux et le bureau des officiers du port pour permettre à ces derniers d’être directement informés sur les mouvements des navires. (49) La même année commence les travaux d’une maison d’habitation pour le pilote major à proximité de la tour afin que ce dernier puisse être en mesure d’assurer le plus rapidement possible le franchissement de la Barre. (50) Il fera exception au règlement des pilotes de l’Adour qui ont obligation d’habiter le village de Boucau.

En 1904, des nouveaux feux de sortie sont placés sur la tour de pilotage : un blanc pour autoriser les sorties et un rouge pour dire que le franchissement de la barre est suspendu momentanément. L’absence de feu signifie que la sortie n’est pas possible.

En 1908, le téléphone est enfin relié entre la tour de guidage et le bureau des postes à Bayonne permettant une meilleure communication avec l’équipage du remorqueur présent à Boucau. Ainsi, il n’y a plus besoin de faire les signaux en amont du fleuve, notamment avec la tour du Boucau. (51)

En 1916, apparaît un nouvel étage sur le soubassement de la tour. Est-ce pour mieux observer l’embouchure à l’abris des intempéries par temps de guerre ou bien, est-ce la place qui fait défaut aux pilotes ?

tour 14-18

La tour des signaux vue depuis les berges, avec, au premier étage, la création d’un poste d’observation couvert sur la partie ouest. A droite, un navire armé sort de l’embouchure.

 

A partir de 1923, les pilotes abandonnent progressivement les chaloupes à la rame et s’arment de chaloupe à vapeur : c’est une révolution pour les lamaneurs qui avaient pour habitude de mouiller la chemise face à la rudesse de l’épreuve ! C’est ainsi que cette main d’oeuvre va perdre en intérêt. (53)

Vers 1924, l’étage en forme de dodécagone est terminée. Une Chambre de veille pour le pilote de garde a été créée. (50)

tour des signaux en 1928

Le premier étage de la tour vu depuis l’estuaire. L’architecture tente de garder une harmonie avec la forme hexagonale du rez-de-chaussée. (Carte postale écrite en 1928)

En 1928, les pilotes abandonnent totalement les bateaux à rame au bénéfice d’un bateau pilote à vapeur. A la même occasion, le pilote-major devient le chef du pilotage. (57)

Le 1er février 1929 et après de longues années de concertation entre les différents corps de métier qui travaillent sur l’entrée du port, une modification de la signalisation de nuit de l’embouchure de l’Adour est apportée. Fini, le feu du port blanc qui brille quand l’entrée de l’Adour est praticable. Désormais, voici les signaux que l’on apercevra depuis le large : quand l’entrée est interdite, feu rouge continu. Quand l’entrée est autorisée, nombre d’éclat rouge correspond au nombre de mètre d’eau au-dessus de la barre. Les éclats verts donnent des quarts de mètre. Intervalle entre chaque signal est marqué par un feu blanc continu. Les deux feux verts de signalisation donnent toujours l’alignement de direction. Pour les navires voulant quitter le port: la sortie est interdite si le feu est vert continue, quand la sortie est autorisée, les signaux sont les mêmes que pour entrer. (52) Tous les signaux deviennent électriques!

Mais le 23 Octobre 1930, un accord international vient unifier tous les signaux de balisage et d’éclairage des côtes du monde ! La nouvelle règle est la suivante :

  • 3 sphères superposées de jour ou 3 feux rouges superposés de nuit : interdiction absolue d’entrée.
  • Un cône pointe en haut entre deux sphères ou un feu blanc entre deux feux rouges : interdiction d’entrée. Un cône en haut entre deux cône pointe en bas ou un feu blanc placé entre deux feux verts interdisent la sortie.
  • Un cône pointe en haut et un cône pointe en bas superposés à une sphère, un feu blanc, surmonté d’un feu vert et superposé à un feu rouge = interdiction d’entrée et de sortir ! (56)

En Avril 1933, la tour vigie du Boucau située en haut de la côte du Pittaré est démolie par les services des Ponts et Chaussées. Le progrès des télécommunications l’a rendue obsolète !

Le 29 Mars 1934, les pilotes de l’Adour se réorganise en Syndicat professionnel des Pilotes. Désormais, on dénombre plus que 10 pilotes sous les ordres d’un chef de pilotage qui s’unissent pour acheter le premier bateau pilote : le « Marie Rose ». (5) Les navires de commerce qui franchissent la Barre ont généralement un tonnage supérieur à 150 Tonneaux et font appel systématiquement à un pilote de l’Adour. 1934 marque aussi la fin des stations de pilotage de Biarritz et de St Jean de Luz qui permettaient de faire jadis une liaison maritime visuelle entre les ports deux ports.

semaphore btz

Le bâtiment du sémaphore de Biarritz avec sur la gauche, l’ancienne tour de l’Atalaye et au milieu, le mât des signaux relayant l’état de la Barre de l’Adour entre St Jean de Luz et Bayonne début 1900.

 

Le 2 Mai 1936, un poste radioélectrique est installé au premier étage de la tour des signaux. Les pilotes peuvent communiquer avec les navires croisant jusqu’à 20 km au large, échanger sur les calaisons, les replis en cas de tempêtes, les urgences. Un contact se fait aussi avec le remorqueur et le bateau pilote qui sont aussi équipés de cet appareil pour améliorer le franchissement de la Barre. C’est un énorme progrès qui chamboule l’importance d’une partie des signaux. Après l’abandon de la tour vigie du Boucau, c’est maintenant l’utilité du mât d’approche qui est mis en cause.

Prochain épisodeAprès la deuxième guerre mondiale, voici le temps des télécommunications!

Episode précédent: Déplacement de l’ensemble des signaux à l’embouchure de l’Adour.

L’équipe SoSLa

Bibliographie

(1) Gravure en aquatinte « Bayonne, vue de l’embouchure de l’Adour » de Paul Legrand, 1830.

(2) Maugier : « Les embouchures de l’Adour à Bayonne en 1578 » peinture produite en 1598, Archives Médiathèque de Bayonne, C124

(3) Peinture du « Plan de l’Adour depuis Dax et autres jusqu’au Boucau » fin 16 ème/ début 17 ème siècle, Archives Médiathèque de Bayonne.

(4) F. Jaupart: « L’embouchure de l’Adour et ses variation après le détournement, aux xviie et xviiie siècle » dans  le » IV centenaire du détournement de l’Adour » SSLAB, 1978, page 153)

(5) Exposé George Strullu, Pilote de l’Adour, Adala: « Anglet et les pilotes de l’Adour »

(6) (bibliothèque du génie, ms 144 4°98 feuille 1)

(7) (Histoire militaire de Bayonne. De la mort d’Henri IV à la Révolution française, Blaÿ de Gaïx, Gabriel-François de (1848-1919)

(8)  Carte de la BNF « Plan du Cour de la Rivière de la Dour depuis St. Bernard jusqu’à Basse mer de la Coste » 1730.

(9) Carte de la BNF « Plan du Cour de la Rivière de la Dour depuis St. Bernard jusqu’à Basse mer de la Coste » 1731.

(10) Carte de Chaveneau: « Plan de la Barre de Bayonne » Octobre 1740,  Archives médiathèque Bayonne, C127 FR.

(11) Cartes de l’embouchure de l’Adour, C1336, Fond Jaupard, Médiathèque de Bayonne

(12) L’Abbé Jean Joseph Expilli: « Dictionnaire géographique, historique et politique des gaules et de la France » Tome 1, 1762, Paris.)

(13) Extrait de « Vue de l’embouchure de l’Adour », GARNERAY L. (1783 – 1857) Gravure  1830, 1ED98 Médiathèque Bayonne.

(14) D’après le pilote-major Bourgeois, archive P&C Pau 4S 217.

(15) Carte extraite du site Gallica de la BNF: Plan du cours de la rivière à l’Adour depuis Mousserolle jusqu’à la mer et d’une partie de celle de Nive« , Le Chevalier Isle, major de vaisseau. 1788

(16) F. Morel « Bayonne, vues historiques et descriptives« , Bayonne, Juin 1836.

(17) 4S 171, P&C de Bayonne, Port et transport maritimes, AD de Pau.

(18) Louis Colas, dessinateur: « Carte du cours de l’ Adour depuis Bayonne jusqu ‘à la mer » 1805. Médiathèque de Bayonne, C1343 FR.

(19) Napoléon à Bayonne : d’après les contemporains et des documents inédits / par E. Ducéré 1897.

(20) Les journées de Napoléon à Bayonne: par E. Ducéré 1908.

(21) Les corsaires bayonnais  1856, Édouard Lamaignère.

(22) P&C de Bayonne, Port et transport maritimes, « Mémoire sur la manière de rendre plus praticable le port de Bayonne » pilote Bourgeois, 4S 286, AD de Pau.

(23)  Ducéré, Édouard:« Le blocus de 1814 : d’après les contemporains et des documents inédits« 1900, BNF.

(24) Général Francis Gaudeul: « Le franchissement de l’Adour par les anglais en février 1814 » Congrès du IVe centenaire du détournement de l’Adour 1578-1978. publié en 1978.

(25) Monsieur Vionnois: « Mémoires et documents relatifs à l’art des constructions et au service de l’ingénieur » 1858, Annales des ponts et chaussées.

(26) P. Hourmat: « Histoire de Bayonne » Tome IV, La Restauration, 1814-1830″ SSLAB, 1998).

(27) Archives départementales de Bayonne, 2 ETP2, article 389.

(28) Tableau de x, 1835, collection du musée basque de Bayonne.

(29)  C. B. Matenas: « Renseignements nautiques sur les côtes de France, d’Angleterre, d’Écosse, d …  » 1851.

(30)  Vicente TOFIÑO DE SAN MIGUEL et Louis ANDRÉ: » Renseignements nautiques sur les côtes de France, d’Angleterre, d’Écosse, d ... »

(31) Germond de la Vigne: « Autour de Biarritz »  1856.

(32) Archives départementales de Bayonne, 2 ETP1, article 120.

(33) M. Legras: « Recueil relatif à l’hydrographie et à la navigation » 1868.

(34) « Rapports et délibérations du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques » 1871,  Conseil général des Pyrénées-Atlantiques.

(35) « Pilotes des côtes: entre la Loire et la Bidassoa » 1873, Le chasse marée, édition de l’Estran. Chapitre 19, page 323

(36) 4S 176,  « Ports et transports maritimes » P&C de Bayonne,  AD de Pau.

(37) 4S 176 « Ports et transports maritimes » P&C de Bayonne, « Conférence au sujet de l’établissement d’un feu à l’entré du port,  AD de Pau.

(38) 4S 177,  « Ports et transports maritimes » P&C de Bayonne,  AD de Pau.

(39) 4S 177,   » Réparation de la maison d’enceinte de la tour des signaux » 1826 « Ports et transports maritimes » P&C de Bayonne,  AD de Pau.

(40) 4S 177,   » Reconstruction des balises hollandaises et de Blancpignon » 1831 Phillipe Vionnois « Ports et transports maritimes » P&C de Bayonne,  AD de Pau.

(41) 4S 177,  « Ports et transports maritimes »  » Déplacement de la tour des signaux et du mât d’approche » 1861 P&C de Bayonne,  AD de Pau.

(42) Photo « Les digues de la Barre » vers 1869; 2Fi Bayonne Port 28 NF 966, Médiathèque de Bayonne.

(43) dessin d’Henri Charles Landrin, « L’Adour, remorqueur » Archives musée basque, E2229.38.

(44) Archives départementales de Bayonne: « Port de Bayonne: Notice » 2 ETP1/118/ D3 N149.

(45) Archives départementales de Pau, 4S 180.

(46) Archives départementales de Bayonne, 2 ETP1/118.

(47) « Rapports et délibérations du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques« , Pyrénées-Atlantiques. Conseil général.  avril 1874, Gallica

(48) Archives départementales de Bayonne, 2 ETP1, article 118/D3 162.

(49) « Rapports et délibérations du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques« , Pyrénées-Atlantiques. Conseil général, août 1888, Gallica.

(50) Archives départementales de Bayonne, 2 ETP2, article 389.

(51) « Tableau général du commerce et de la navigation … » Volume 2, France. Direction générale des douanes, 1908.

(52) Archives départementales de Bayonne, 2 ETP4/ 386.

(53) Archives départementales de Bayonne, 2 ETP4/388.

 

 

V- Déplacement de l’ensemble des signaux présents à l’embouchure de l’Adour (1866-1871)

Suite à l’avancée incessante de la terre sur la mer, et ce à raison de 3 mètres/ an, la visibilité de la tour des signaux et des autres balises depuis l’océan devient de moins en moins bonne. Nombreux sont les naufrages répertoriés par manque de distinction des signaux lancés aux navires en approche depuis le mât d’approche ou de la tour de pilotage notamment par temps brumeux. (38) Il s’en suit une campagne de construction de nouvelles balises afin d’articuler un système de communication moderne amenant plus de sécurité pour le franchissement de la Barre :

En 1866, l’amer présent sur la dune de Blancpignon est définitivement abandonné. Il est remplacé par un beffroi construit sur la colline d’en face, c’est à dire au lieu-dit le Pey à Boucau, non loin de l’ancienne vigie des pilotes lamaneurs, sur un terrain offert par le pilote major Bourgeois. Les matériaux utilisés sont des rails de chemin de fer Barlow. Une plate-forme est élevée à 13.50 m au-dessus du sol, surmonté d’un mât qui culmine à 27 mètres. Ainsi, les drapeaux qui y sont montés sont visible dans toute la rade. Le beffroi est opérationnel en Janvier 1868. Il aura pour mission de répéter une partie des signaux qui sont émis depuis la tour de l’embouchure. Il sera aussi un poste d’observation des navires en approche de la côte. (38)

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La vigie présente au lieu-dit le Pey sur les hauteurs de Boucau telle qu’elle a été construite en 1868. (Photo années 1920)

 

En 1867, il débute la construction d’une nouvelle tour des signaux à 630 mètres plus à l’ouest de l’actuelleElle reste au bord du fleuve et se dote d’une base hexagonale sur une fondation circulaire de 12.60 mètres. Un fût de 77 marches est créé pour accéder à la terrasse d’observation de 4. 20 mètres de diamètre (37).

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Plan 1 de situation de la nouvelle tour des signaux construite à partir de 1867. (32)

 

Ses fondations reposent sur des pilotis réunis par des traverses, lesquelles supportent un plancher de mortier. Le soubassement renferme deux vestibules, une chambre pour le pilote major, un bureau pour les canotiers, une chambre pour les lamaneurs et un magasin pour le fer.

 

 

Le mât à bascule, jusqu’alors présent sur la plateforme d’observation de l’ancienne tour, est abandonné au bénéfice d’un mât moderne: le mât Fenoux. Un nouveau système de signaux pour les bateaux en attente dans la rade est mis en place sur la face de la tour qui regarde l’estuaire : le pavillon hissé derrière la tour indique que le remorqueur peut sortir avec des navires. S’il s’agit d’une croix noire indique que le remorqueur et tout autre bateau à vapeur peuvent sortir mais sans remorqueur. Deux croix noires signifient que ni le remorqueur, ni les bateaux vapeurs ne peuvent sortir. Ces signaux sont répétés sur la tour vigie du Boucau pour être vu des navires depuis la rade.

Les feux du port qui étaient jusque alors sur l’estacade sud de l’embouchure du fleuve, sont déplacés sur la tour, à mi-hauteur côté océan, dans une guérite à 17 mètres au-dessus des plus hautes mers. Le feu est fixe blanc toutes les fois que le passage nocturne est jugé praticable. Il est fixe rouge et visible à 7 milles quand la mer ne permet pas d’entrer. En même temps que le feu fixe blanc est allumé, on allume deux feux fixes verts pour signaler la direction du canal entre les jetées. La tour est opérationnelle le 15 Août 1868. (33, 37 et 44)

1901

La tour des signaux fin 1800. Le mât Fenoux est en place avec des boules noires pour indiquer aux navires les hauteurs d’eau. La position de l’ailette donne les signaux d’entrée à la place de l’ancien mât à bascule. Au milieu de la tour, sous la fenêtre, le feu du port. Côté gauche, près de la passerelle, les signaux de sortie de la rade sont indiqués par le drapeau, enfin autour de l’édifice quelques pilotes gravitent en attendant la bonne heure!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme tous les signaux ne peuvent pas être réalisés depuis la tour, il est aménagé à une centaine de mètres au sud immédiat, à la limite de la végétation près du rivage, un nouveau mât d’approche (voir plan 1). Le sous bassement et la plate-forme de cette construction sont en pierre. Le mât qui a été fabriqué par la compagnie des chantiers et ateliers de l’Océan est installé dessus. Il est principalement en tôle et se termine par un mât en bois.

Mât d'approche 1890

Le nouveau mât d’approche, ici en 1890. Observez à son extrémité l’ensemble des différents signaux échangés avec les navires. (43)

 

Ce mât dépasse la tour des signaux mais il est moins haut de 5.70 mètres que l’ancien mât d’approche. Il est peint en blanc et donne le maximum de tirant d’eau des navires admissibles à la pleine mer du jour. Il indique aussi les signaux de remorquage. (34) Il est mis en service le 10 Juillet 1869 et porte un drapeau de 40 m2 pour appeler les navires devant la Barre. (37) L’ancien mât d’approche situé à 530 mètres plus à l’Est est mise hors service. Il sert désormais de logement pour les employés des Ponts et Chaussées ! (41)

 

mat-dapproche-1909

Le nouveau mât d’approche, près de l’hippodrome de la Barre au début du 20 -ème siècle.

 

L’ancienne tour des signaux est, elle aussi, en partie détruite pour ne pas être confondue avec la nouvelle. Elle joue désormais un autre rôle. Elle porte un des deux feux verts qui donne l’alignement pour le franchissement de la Barre de nuit. Ce feu est placé à la fenêtre du pavillon situé au-dessus de la couverture du soubassement. L’autre feu vert est porté par un chariot mobile à 140 mètres plus à l’ouest pour ajuster l’alignement en fonction de l’emplacement de la Barre de l’Adour. Là aussi, la maison sert de logement pour le gardien des chantiers.

ancienne tour des signaux

Le projet de mutation de l’ancienne tour des signaux en 1869 avec son feu vert intégré dans la petite tour (cercle vert)

 

Toujours en 1869, un mât blanc de 15 mètres de haut est installé sur le quai de la place d’arme de Bayonne afin de répéter les signaux qui sont faits sur la vigie de Boucau et d’informer les navires à voile et à vapeur en attente de départ si ce dernier est possible.(46)

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Les signaux de sortie sont visibles sur le quai de la place d’arme à Bayonne. (photo début 20 ème siècle)

 

A partir de 1871, les signaux sont déterminés par instruction ministérielle pour une harmonisation nationale. Voici comment se présente la nouvelle réglementation à l’embouchure de l’Adour avec le nouvel ensemble de balisage :  » l’entrée de l’Adour est signalée par deux tours et un mât de pavillon. Elle se trouve dans le nord et à deux milles et demi du phare de Biarritz… Le fleuve, dont les divagations sont aujourd’hui maintenues par deux digues à claires voies, se jette dans la mer avec une direction opposée à celle des vents régnants. 

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L’embouchure de l’Adour, vue depuis le large vers 1871.

 

Lorsque le pilote major juge que l’entrée sera favorable au moment de la pleine mer, il fait hisser le pavillon national au sommet du mât d’approche, en indiquant avec des ballons noirs, conformément avec la convention adoptée par tous les ports de France, le maximum de tirant d’eau des navires qu’il croira devoir être admissibles à ce moment de la pleine mer. Ces signaux appellent devant la Barre, a une distance d’environ un mille, les navires dont le tirant d’eau est égal ou inférieur à celui signalé par les boules.  Si l’entrée ne doit pas être tenté, on ne hissera aucun signal au mât d’approche, et si un navire s’avançait quand même, des signaux seraient fait du sommet de la tour pour lui indiquer qu’il doit s’éloigner (signal 6). 

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Signal 6

 

Les signaux d’entrée sont faits au sommet de la tour et se divisent en deux catégories. Les signaux de calaison et les signaux de directions. Les premiers, faits avec des disques, indiquent le tirant d’eau du bâtiment admissible sur la Barre, au moment où le signal parait. Le premier navire qui se présente obéira aux signaux suivants :

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Une partie des autres signaux réalisés en haut de la tour des signaux.

 

L’ailette relevée, après ce dernier signal, indique à un deuxième navire que l’on va s’occuper de lui et le diriger à son tour. Si l’ailette est inclinée sur la droite en opposition avec une boule, c’est que le pilote major juge que le bateau doit s’éloigner de la côte. (Signal 6) Si le pilote-major juge que la seule chance de salut qui reste à un navire est de venir à la côte, il frappera un pavillon rouge à l’extrémité opposée à l’ailettes et la manœuvrera de façon à diriger le navire sur le point le plus favorable à l’échouage ! Si le pilote major, après avoir appelé les bateaux de plus de 50 tonnes juge qu’il faille les repousser, il fera hisser une croix noire contre la tour, les signaux d’approche et d’entrée étant conservés. Si le pilote major juge qu’aucun bâtiment ne peut entrer, il amènera les signaux d’approche et d’entrée et il hissera en haut du sommet du mât de la tour le pavillon rouge. Il conservera en même temps le signal horizontal indiquant qu’il n’y a pas assez d’eau.

Au sujet du remorqueur : si un bâtiment souhaite le remorqueur, et après l’avoir signifié avec le pavillon national en haut du mat du navire, le pilote major répond favorablement en hissant le pavillon blanc à trèfle bleu en haut du mât d’approche. Si le remorqueur ne peut sortir, deux pavillons blancs à trèfle bleu seront hissés en haut du mât d’approche. Enfin, si trois pavillons blancs à trèfle bleu sont hissés en haut du mât d’approche, cela signifie que l’on peut franchir la Barre uniquement avec l’aide du remorqueur. Le bâtiment accepte en hissant le pavillon en haut du mât de son navire.

Durant les sorties de jour, le pilote major hisse sur un des angles de la tour, côté terre, un pavillon à carreau blancs et rouges pour signaler que tous les navires peuvent sortir.  S’il s’agit d’un pavillon à trèfles bleu, seuls les navires à vapeur peuvent sortir. Ces signaux sont répétés sur la tour-balise du Boucau et sur le mât de Bayonne à l’angle du bastion des allées marines.

L’entrée de nuit est interdite aux navires à voile non remorqué par le remorqueur du port ou cas de force majeur. Elle doit rester exceptionnelle pour les navires à vapeur, ces derniers ne pouvant être informé de la hauteur d’eau sur la barre. Le signal de la tour sera une lumière blanche accompagné de deux feux verts pour l’alignement avec le chenal. Pour la sortie de nuit, les mêmes alignements sont utilisés. Les capitaines doivent en informer d’avance le pilote major. » (35)

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L’ancienne tour des signaux et la balise mobile donnent la route à suivre de nuit à l’entrée de l’Adour quand les feux verts sont alignés. 

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L’embouchure de l’Adour vue depuis l’ancienne tour des signaux. Les navires dans le fond se présentent dans l’axe pour franchir la Barre. Notez que la balise mobile est sur un chariot qui se déplace latéralement sur une voie ferrée en fonction de l’emplacement de la passe.

 

Prochain épisode: « L’arrivée de l’électricité à l’embouchure de l’Adour. »

Episode précédent: « Début du remorquage à vapeur et mise en service des feux du port »

L’équipe SoSLa

 

Bibliographie:

(1) Gravure en aquatinte « Bayonne, vue de l’embouchure de l’Adour » de Paul Legrand, 1830.

(2) Maugier : « Les embouchures de l’Adour à Bayonne en 1578 » peinture produite en 1598, Archives Médiathèque de Bayonne, C124

(3) Peinture du « Plan de l’Adour depuis Dax et autres jusqu’au Boucau » fin 16 ème/ début 17 ème siècle, Archives Médiathèque de Bayonne.

(4) F. Jaupart: « L’embouchure de l’Adour et ses variation après le détournement, aux xviie et xviiie siècle » dans  le » IV centenaire du détournement de l’Adour » SSLAB, 1978, page 153)

(5) Exposé George Strullu, Pilote de l’Adour, Adala: « Anglet et les pilotes de l’Adour »

(6) (bibliothèque du génie, ms 144 4°98 feuille 1)

(7) (Histoire militaire de Bayonne. De la mort d’Henri IV à la Révolution française, Blaÿ de Gaïx, Gabriel-François de (1848-1919)

(8)  Carte de la BNF « Plan du Cour de la Rivière de la Dour depuis St. Bernard jusqu’à Basse mer de la Coste » 1730.

(9) Carte de la BNF « Plan du Cour de la Rivière de la Dour depuis St. Bernard jusqu’à Basse mer de la Coste » 1731.

(10) Carte de Chaveneau: « Plan de la Barre de Bayonne » Octobre 1740,  Archives médiathèque Bayonne, C127 FR.

(11) Cartes de l’embouchure de l’Adour, C1336, Fond Jaupard, Médiathèque de Bayonne

(12) L’Abbé Jean Joseph Expilli: « Dictionnaire géographique, historique et politique des gaules et de la France » Tome 1, 1762, Paris.)

(13) Extrait de « Vue de l’embouchure de l’Adour », GARNERAY L. (1783 – 1857) Gravure  1830, 1ED98 Médiathèque Bayonne.

(14) D’après le pilote-major Bourgeois, archive P&C Pau 4S 217.

(15) Carte extraite du site Gallica de la BNF: Plan du cours de la rivière à l’Adour depuis Mousserolle jusqu’à la mer et d’une partie de celle de Nive« , Le Chevalier Isle, major de vaisseau. 1788

(16) F. Morel « Bayonne, vues historiques et descriptives« , Bayonne, Juin 1836.

(17) 4S 171, P&C de Bayonne, Port et transport maritimes, AD de Pau.

(18) Louis Colas, dessinateur: « Carte du cours de l’ Adour depuis Bayonne jusqu ‘à la mer » 1805. Médiathèque de Bayonne, C1343 FR.

(19) Napoléon à Bayonne : d’après les contemporains et des documents inédits / par E. Ducéré 1897.

(20) Les journées de Napoléon à Bayonne: par E. Ducéré 1908.

(21) Les corsaires bayonnais  1856, Édouard Lamaignère.

(22) P&C de Bayonne, Port et transport maritimes, « Mémoire sur la manière de rendre plus praticable le port de Bayonne » pilote Bourgeois, 4S 286, AD de Pau.

(23)  Ducéré, Édouard:« Le blocus de 1814 : d’après les contemporains et des documents inédits« 1900, BNF.

(24) Général Francis Gaudeul: « Le franchissement de l’Adour par les anglais en février 1814 » Congrès du IVe centenaire du détournement de l’Adour 1578-1978. publié en 1978.

(25) Monsieur Vionnois: « Mémoires et documents relatifs à l’art des constructions et au service de l’ingénieur » 1858, Annales des ponts et chaussées.

(26) P. Hourmat: « Histoire de Bayonne » Tome IV, La Restauration, 1814-1830″ SSLAB, 1998).

(27) Archives départementales de Bayonne, 2 ETP2, article 389.

(28) Tableau de x, 1835, collection du musée basque de Bayonne.

(29)  C. B. Matenas: « Renseignements nautiques sur les côtes de France, d’Angleterre, d’Écosse, d …  » 1851.

(30)  Vicente TOFIÑO DE SAN MIGUEL et Louis ANDRÉ: » Renseignements nautiques sur les côtes de France, d’Angleterre, d’Écosse, d ... »

(31) Germond de la Vigne: « Autour de Biarritz »  1856.

(32) Archives départementales de Bayonne, 2 ETP1, article 120.

(33) M. Legras: « Recueil relatif à l’hydrographie et à la navigation » 1868.

(34) « Rapports et délibérations du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques » 1871,  Conseil général des Pyrénées-Atlantiques.

(35) « Pilotes des côtes: entre la Loire et la Bidassoa » 1873, Le chasse marée, édition de l’Estran. Chapitre 19, page 323

(36) 4S 176,  « Ports et transports maritimes » P&C de Bayonne,  AD de Pau.

(37) 4S 176 « Ports et transports maritimes » P&C de Bayonne, « Conférence au sujet de l’établissement d’un feu à l’entré du port,  AD de Pau.

(38) 4S 177,  « Ports et transports maritimes » P&C de Bayonne,  AD de Pau.

(39) 4S 177,   » Réparation de la maison d’enceinte de la tour des signaux » 1826 « Ports et transports maritimes » P&C de Bayonne,  AD de Pau.

(40) 4S 177,   » Reconstruction des balises hollandaises et de Blancpignon » 1831 Phillipe Vionnois « Ports et transports maritimes » P&C de Bayonne,  AD de Pau.

(41) 4S 177,  « Ports et transports maritimes »  » Déplacement de la tour des signaux et du mât d’approche » 1861 P&C de Bayonne,  AD de Pau.

(42) Photo « Les digues de la Barre » vers 1869; 2Fi Bayonne Port 28 NF 966, Médiathèque de Bayonne.

(43) dessin d’Henri Charles Landrin, « L’Adour, remorqueur » Archives musée basque, E2229.38.

(44) Archives départementales de Bayonne: « Port de Bayonne: Notice » 2 ETP1/118/ D3 N149.

(45) Archives départementales de Pau, 4S 180.

(46) Archives départementales de Bayonne, 2 ETP1/118.

 

IV – DÉBUT DU REMORQUAGE A VAPEUR ET MISE EN SERVICE DES FEUX DU PORT. (1841-1860)

La venue exceptionnelle à Bayonne du remorqueur à vapeur Météore en 1835 et son succès dans l’affaire de la Baleine Gabare, va susciter l’intérêt des professionnels du port pour améliorer le franchissement de la Barre.

Le 1er Mai 1841 commence le service du bateau remorqueur à vapeur « Adour ». Il va améliorer sensiblement le travail des pilotes en facilitant le passage de la Barre aux voiliers. Pour améliorer son usage, de nouveau signaux de communication vont être instaurés sur le mât d’approche.

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L’Adour n 1, près des berges angloyes vers 1854. (43)

 

En 1849, le « Routier des côtes septentrionales d’Espagne et de Bayonne » décrit le nouveau protocole d’approche de la Barre de l’Adour par la mer (30) : « La Rhune est le premier repaire de jour situé à 14 miles de l’embouchure de l’Adour. Le phare, situé à 73 mètres au-dessus du niveau de la mer et à une lieue au sud de l’embouchure (2 éclats), permet d’être vu de nuit jusqu’à 22 milles par beau temps. La tour blanche de guidage, de 17 mètres de hauteur et juste au sud de l’embouchure, est visible seulement à 7 ou 8 lieux de la côte. Avec un mât amovible, elle fait des signaux d’appel pour franchir la Barre quand sa profondeur le permet et guide les navires lors de ce franchissement. Ceux sont les pilotes qui animent ces deux dernières balises suivant les ordres du pilotes major, issus d’une concertation des pilotes présents. La balise hollandaise est à une encablure et demi au sud de la tour de guidage. Elle est constituée d’un mât de 33 mètres de hauteur, fait les signaux d’approche pour faire venir les navires devant la barre quand les conditions le permettent. »

Les signaux au mât d’approche : Les signaux du mât d’approche ont une nouvelle fois évolué pour optimiser le franchissement de l’obstacle. Le pavillon suédois (bleu à croix jaune) signifie que les bateaux de faible calaison peuvent s’approcher ; le pavillon à damier signifie que les navires de calaison supérieure peuvent s’approcher ; le pavillon hollandais signifie que tous les navires peuvent s’approcher.

Les signaux de la tour de guidage : Ces mêmes signaux à la tour indiquent aux navires la même procédure à suivre, mais cette fois-ci pour franchir la Barre. Ils doivent aussi suivre les orientations de ce drapeau. S’il est penché vers le nord, le bateau doit prendre la même direction, s’il est penché vers le sud, le bateau doit manœuvrer pour prendre cette direction. Enfin, si le drapeau est droit, le navire tient son cap vers le fleuve. Si le pavillon est hissé et amené trois fois à la tour, alors le franchissement de la Barre est interdit après révision du pilote major sur le franchissement de la Barre aux navires de la catégorie correspondante.

Les signaux pour le remorquage : Si une boule noire est hissée au mât d’approche, cela signifie que le remorqueur chauffe. Il lui faut 1h15 pour se mettre en mouvement! Deux boules noires indiquent qu’il n’est pas possible de remorquer. Trois boules noires indiquent que seul, le remorqueur est capable de faire entrer le navire. (29)

En 1852, la Chambre de commerce veut que la vigie primitive et précaire construite en pin hérissé de taquet par les pilotes lamaneurs depuis un temps immémorable sur les coteaux de Boucau soit modifiée en véritable tour d’observation afin de surveiller les bateaux en mer en toute quiétude et qu’elle devienne un repère pour la navigation notamment depuis que les semis de pins sur la dune de Blancpignon masquent la présence de la grande balise. Mais l’Etat estime que cet élément n’est pas prioritaire. (38)

En 1856 Germond de la Vigne, écrivain locale, décrit cette vigie : « En face, est le boucau, que l’œil découvre en arrière des habitations, au sommet d’un petit monticule de sable, un mat élevé, garni d’échelons, jusqu’au sommet, et sur lequel grimpe les guetteurs, pour étudier l’état de la Barre et observer les signaux des navires louvoyant au large. » (31, page 72) Puis, il raconte un grand moment de la sortie des navires en mer après des semaines d’interdiction d’accès à l’embouchure : « Rarement, trop rarement, quand le temps a été calme pendant plusieurs jours, quand la marée s’est faite sans violence et sans colère, le fleuve a pu, sans reprise, détacher et entraîner quelques mètres de l’obstacle, et pratiquer un passage où ses eaux s’écoulent sans résistance. Alors tout le monde est averti, toutes les vigies font des signaux, tous les navires, qui attendaient souvent depuis plus d’un mois l’heure favorable, font le branle-bas de départ, lèvent l’ancre et se groupe en ordre auprès de la barre. En même temps, la ville est en émoi, la population sourit et prend ses habits de fête….Les jetées sont couvertes de curieux. Un canot part du Boucau, conduit par huit rameurs en chemise rouge, il glisse avec rapidité sur le fleuve et s’arrête sur la Barre même. Le canot, porte assit au gouvernail, un homme vêtu d’un uniforme, c’est le chef du pilotage. Il s’assure de la position de la passe, en mesure la profondeur, s’ancre à l’une des extrémités, et arbore un pavillon rouge... » (31, page 69) Effectivement, quand la mer est belle, les indications faites aux pilotes présents sur les navires viennent depuis le canoë du pilote major qui fait des signes avec ses drapeaux rouges ou même avec les avirons de l’embarcation peints pour tenir informer sur les calaisons de la passe ! Il s’agit là d’un langage spécifique destiné uniquement aux pilotes. (32).

En 1858, l’ingénieur en chef des P&C de Bayonne, Mr Vionnois, compare la méthode de sortie des navires du port de Bayonne entre celle des pilotes lamaneurs et celle du remorqueur : » Pour la sortie des navires, le pilote major traverse la barre et signale la route à suivre aux autres pilotes au moyen d’un drapeau rouge tenu à la main. Depuis l’établissement du bateau à vapeur remorqueur, lorsque la Barre est praticable, le pilote major donne la remorque aux navires qui veulent sortir et les conduit au large. Et par le même moyen, il conduit en rivière les navires qu’il prend au large, quel que soit le vent. La comparaison des deux méthodes  fait sentir la supériorité de la dernière. « (25)

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Le remorqueur Adour n°2 tractant aisément deux voiliers vers le large de la Barre à marée haute, un jour de beau temps. (1886)

 

En Mai 1860, il est décidé l’établissement d’un feu de port de faible porté à 10 000 nautiques soit 18 km environ sur l’estacade sud de l’embouchure, à 200 mètres du musoir de la jetée à claire-voie pour que le gardien pilote puisse y accéder dans toutes les conditions de mer. Il est allumé la nuit pour signaler l’embouchure aux bateaux qui auraient urgemment besoin d’entrer si les conditions le permettent. Les navires en attente au large peuvent relever plus facilement leur position avec ce signal supplémentaire. Le feu est porté par un chariot à galet utilisant la voie de chemin de fer qui sert à l’entretien de la jetée. Il sera avancé au plus prêt du musoir aux beaux jours de l’été pour livrer une meilleure visibilité. (37)

Feu du port/MDB

Le feu du port, visible au-dessus de cet abri (cercle vert), est positionné contre l’estacade sud de l’embouchure de l’Adour vers 1868 (42)

 

Prochain épisode: « Déplacement de l’ensemble des signaux présents à l’embouchure de l’Adour« .

Episode précédent: « De la première tour des signaux au premier mat d’approche.  »

 

L’équipe SoSLa

Bibliographie:

(1) Gravure en aquatinte « Bayonne, vue de l’embouchure de l’Adour » de Paul Legrand, 1830.

(2) Maugier : « Les embouchures de l’Adour à Bayonne en 1578 » peinture produite en 1598, Archives Médiathèque de Bayonne, C124

(3) Peinture du « Plan de l’Adour depuis Dax et autres jusqu’au Boucau » fin 16 ème/ début 17 ème siècle, Archives Médiathèque de Bayonne.

(4) F. Jaupart: « L’embouchure de l’Adour et ses variation après le détournement, aux xviie et xviiie siècle » dans  le » IV centenaire du détournement de l’Adour » SSLAB, 1978, page 153)

(5) Exposé George Strullu, Pilote de l’Adour, Adala: « Anglet et les pilotes de l’Adour »

(6) (bibliothèque du génie, ms 144 4°98 feuille 1)

(7) (Histoire militaire de Bayonne. De la mort d’Henri IV à la Révolution française, Blaÿ de Gaïx, Gabriel-François de (1848-1919)

(8)  Carte de la BNF « Plan du Cour de la Rivière de la Dour depuis St. Bernard jusqu’à Basse mer de la Coste » 1730.

(9) Carte de la BNF « Plan du Cour de la Rivière de la Dour depuis St. Bernard jusqu’à Basse mer de la Coste » 1731.

(10) Carte de Chaveneau: « Plan de la Barre de Bayonne » Octobre 1740,  Archives médiathèque Bayonne, C127 FR.

(11) Cartes de l’embouchure de l’Adour, C1336, Fond Jaupard, Médiathèque de Bayonne

(12) L’Abbé Jean Joseph Expilli: « Dictionnaire géographique, historique et politique des gaules et de la France » Tome 1, 1762, Paris.)

(13) Extrait de « Vue de l’embouchure de l’Adour », GARNERAY L. (1783 – 1857) Gravure  1830, 1ED98 Médiathèque Bayonne.

(14) D’après le pilote-major Bourgeois, archive P&C Pau 4S 217.

(15) Carte extraite du site Gallica de la BNF: Plan du cours de la rivière à l’Adour depuis Mousserolle jusqu’à la mer et d’une partie de celle de Nive« , Le Chevalier Isle, major de vaisseau. 1788

(16) F. Morel « Bayonne, vues historiques et descriptives« , Bayonne, Juin 1836.

(17) 4S 171, P&C de Bayonne, Port et transport maritimes, AD de Pau.

(18) Louis Colas, dessinateur: « Carte du cours de l’ Adour depuis Bayonne jusqu ‘à la mer » 1805. Médiathèque de Bayonne, C1343 FR.

(19) Napoléon à Bayonne : d’après les contemporains et des documents inédits / par E. Ducéré 1897.

(20) Les journées de Napoléon à Bayonne: par E. Ducéré 1908.

(21) Les corsaires bayonnais  1856, Édouard Lamaignère.

(22) P&C de Bayonne, Port et transport maritimes, « Mémoire sur la manière de rendre plus praticable le port de Bayonne » pilote Bourgeois, 4S 286, AD de Pau.

(23)  Ducéré, Édouard:« Le blocus de 1814 : d’après les contemporains et des documents inédits« 1900, BNF.

(24) Général Francis Gaudeul: « Le franchissement de l’Adour par les anglais en février 1814 » Congrès du IVe centenaire du détournement de l’Adour 1578-1978. publié en 1978.

(25) Monsieur Vionnois: « Mémoires et documents relatifs à l’art des constructions et au service de l’ingénieur » 1858, Annales des ponts et chaussées.

(26) P. Hourmat: « Histoire de Bayonne » Tome IV, La Restauration, 1814-1830″ SSLAB, 1998).

(27) Archives départementales de Bayonne, 2 ETP2, article 389.

(28) Tableau de x, 1835, collection du musée basque de Bayonne.

(29)  C. B. Matenas: « Renseignements nautiques sur les côtes de France, d’Angleterre, d’Écosse, d …  » 1851.

(30)  Vicente TOFIÑO DE SAN MIGUEL et Louis ANDRÉ: » Renseignements nautiques sur les côtes de France, d’Angleterre, d’Écosse, d ... »

(31) Germond de la Vigne: « Autour de Biarritz »  1856.

(32) Archives départementales de Bayonne, 2 ETP1, article 120.

(33) M. Legras: « Recueil relatif à l’hydrographie et à la navigation » 1868.

(34) « Rapports et délibérations du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques » 1871,  Conseil général des Pyrénées-Atlantiques.

(35) « Pilotes des côtes: entre la Loire et la Bidassoa » 1873, Le chasse marée, édition de l’Estran. Chapitre 19, page 323

(36) 4S 176,  « Ports et transports maritimes » P&C de Bayonne,  AD de Pau.

(37) 4S 176 « Ports et transports maritimes » P&C de Bayonne, « Conférence au sujet de l’établissement d’un feu à l’entré du port,  AD de Pau.

(38) 4S 177,  « Ports et transports maritimes » P&C de Bayonne,  AD de Pau.

(39) 4S 177,   » Réparation de la maison d’enceinte de la tour des signaux » 1826 « Ports et transports maritimes » P&C de Bayonne,  AD de Pau.

(40) 4S 177,   » Reconstruction des balises hollandaises et de Blancpignon » 1831 Phillipe Vionnois « Ports et transports maritimes » P&C de Bayonne,  AD de Pau.

(41) 4S 177,  « Ports et transports maritimes »  » Déplacement de la tour des signaux et du mât d’approche » 1861 P&C de Bayonne,  AD de Pau.

(42) Photo « Les digues de la Barre » vers 1869; 2Fi Bayonne Port 28 NF 966, Médiathèque de Bayonne.

(43) dessin d’Henri Charles Landrin, « L’Adour, remorqueur » Archives musée basque, E2229.38.

 

 

 

 

 

 

III- DE LA PREMIÈRE TOUR DES SIGNAUX AU PREMIER MAT D’APPROCHE (1779-1837)

C’est en 1779 que l’on trouve la première trace d’une tour des signaux à l’embouchure de l’Adour. Elle est révélée sur la carte suivante réalisée par un ingénieur du génie militaire mais hélas, aucune information précise sur son rôle. Elle se situe au sud immédiat de l’embouchure du fleuve, à l’extrémité de la jetée en pierre construite en 1732. (Cercle rouge)

MDB/JAUPART C1336

La tour des signaux est signalée par le cercle rouge. Elle se situe en bord de quai construit en 1732 (11)

 

En 1782, on cherche à améliorer les balises. Il est construit à 100 toises au sud sud-est de la digue sud de l’embouchure une nouvelle balise occidentale. Il s’agit là d’une tour de bois mouvante déplacée en fonction de la passe de la Barre. Le pavillon hollandais lui est affecté. La grande balise de Blancpignon, quant à elle, est transformée en amer que les navigateurs pourront identifier comme étant celui du port de Bayonne. Pour ce faire, il est élevé une tour de bois de 100 pieds de hauteur soit 30 mètres de haut. Mais le sable étant une roche meuble et à la suite de mauvaises fondations, elle s’écroulera deux ans plus tard ! (14)

En 1788, un audit est réalisé sur les deux balises et la tour des signaux par le major de vaisseau « Chevalier de l’Isle », officier général chargé de maintenir la sécurité et de gérer le matériel des ports de France. Voici son constat :

Au sujet des deux balises : « La grande balise est placée sur le point le plus élevé de la montagne de Blanc-Pignon. Elle a 80 pieds de haut, construite en charpente et recouverte d’essence. Il serait essentiel de la peindre en blanc pour la rendre plus visible et qu’elle soit mieux distinguée du clocher de Cap Breton avec lequel on la confond souvent. Cette peinture aiderait aussi à sa conservation… La petite balise est mobile pour être mise avec la grande dans la direction de la passe de la Barre et on doit les tenir l’une par l’autre mais comme on a été obligé de la faire la plus légère possible, il en a résulté qu’elle est peu apparente et elle se confond avec la terre à moins d’un quart de lieu au large. Il serait bon de garnir sa partie supérieure d’un plateau et peint en blanc… »

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« Plan du cours de la rivière de l’Adour depuis Mousserolle jusqu’à la Mer… » 1788 (15)

 

Au sujet de la tour des signaux:  « La tour des signaux est destinée à faire gouverner des vaisseaux lorsque les pilotes n’ont pu se rendre à leur bord ; L’on se sert pour cela d’un pavillon rouge hissé au haut d’un mât que l’on incline d’un bord et de l’autre au moyen d’un balancier. Cette machine, très simple et très commode, fait regretter que la tour qui la supporte ait été mal bâtie et ne puisse durer que quelques années… » (15)

Durant l’hiver 1788-1789, la barre est constamment furieuse et dangereuse. Ceux sont quarante-quatre navires, bricks ou trois mâts qui attendent impatiemment la venue d’un vent favorable à Boucau pour franchir la passe. Le 25 mars 1789, un large pavillon rouge est levé sur la tour des signaux, puis un drapeau rouge, celui du pilote major, donne le signal au-dessus de sa poupe dans sa chaloupe en panne en avant de la passe pour indiquer la route à suivre. Les rives, de chaque côté de l’embouchure de l’Adour sont recouvertes d’une foule immense qui retient son souffle comme le décrit si bien F. Morel dans son ouvrage : « Bayonne, vues historiques et descriptives » (16; pages 82 à 84).

En 1797, le génie militaire construit une nouvelle tour des signaux de 6 mètres de hauteur à la place de l’ancienne construite vers 1779. Mais quelques années plus tard, suite à des courants violents et une stabilisation difficile de l’embouchure, ils doivent étayer et réaliser des contres fondations en bois pour maintenir l’édifice. (17)

1805-bis

Notez l’existence du drapeau mobile sur la tour des signaux (cercle orange) en 1805 pour conduire les vaisseaux dans le chenal de l’Adour.  (18)

 

En 1805, les fondations de la tour des signaux sont affouillées une nouvelle fois par les courants et les tempêtes. Elle accuse d’un surplomb de 0.22 mètre ! La décision est alors prise de la reconstruire. (17)

AD64 PAU TOUR DES SIGNAUX 1805

La tour des signaux en 1805 est affouillée par les courants. Son mât a bascule la domine largement. (17)

 

 

En 1808, Napoléon 1er est à Bayonne quelques mois afin de gérer au plus près la succession du trône d’Espagne. Pendant sa villégiature au château de Marracq, il se rend régulièrement à cheval à l’embouchure de l’Adour, fasciné par le côté indomptable de la Barre. On le verra un jour faire armer la chaloupe du pilote major pour relever lui-même les profondeurs dans la passe et ordonner au navire « La Comète » le franchissement de l’obstacle que tous les experts croyaient impossible et malgré quelques talonnements sur le banc de sable, le navire franchit la Barre pour répondre au caprice de l’empereur ! (19) On le verra un autre jour sur la terrasse de la tour des signaux pour assister au retour des Antilles du corsaire « L’amiral Martin » poursuivit par la flotte Anglaise. (20)

Napoléon Les corsaires de Bayonne 1856

Napoléon 1er sur la tour des signaux assiste à l’arrivée du corsaire « Amiral Martin » en compagnie du pilote major et d’un de ses généraux. (21) 

On le voit encore, peu de temps avant son départ, au sommet de l’édifice prenant une station prolongée pour scruter l’horizon… (20) Bref, l’empereur est préoccupé par le développement de ce port maritime aux portes de l’Espagne. Le pilote major Bourgeois, dont il se lie d’amitié, lui signale qu’il faudrait construire une tour des signaux bien plus grande culminant à 25 mètres de haut afin que le drapeau rouge, vu depuis le large, ne soit plus absorbé par la forêt de Blancpignon. Le problème est que la tour a été reconstruite sur des pilotis et qu’elle ne peut supporter un tel poids en maçonnerie. Il lui signale aussi que, malgré un tel édifice, la balise mouvante (cercle bleu) devra garder une fonction de poste observation, jouer un rôle dans l’alignement avec la grande balise et rester le porte étendard du pavillon hollandais. (22) Au moment de son départ, l’empereur confiera la gestion de l’estuaire de l’Adour aux ingénieurs des Ponts et Chaussées, MM Prony et Sganzin, pour la mise en oeuvre d’un projet ambitieux afin d’améliorer l’accès militaire du port de Bayonne.

Ainsi en 1810, les fondations d’une nouvelle tour des signaux sont lancées par les deux ingénieurs, Napoléon ayant apporté beaucoup de crédit aux remarques faites par le chef du pilotage.

En octobre 1811, les Ponts et Chaussés entrevoient dans la foulée la restauration de la balise de Blancpignon. Elle sera composée d’un mât principal surmonté d’un mât de hune d’une longueur totale de 31 mètres. Elle sera surmontée d’un baril peint en blanc pour bien la distinguer depuis le large comme le conseillait 24 ans plutôt le Chevalier de l’Isle (15) et sera soutenue par huit cordes reliés à des plots en bois de pin. On apposera un goudron à sa base pour y donner de l’étanchéité. L’ingénieur rappelle qu’un phare à cette place aurait été plus efficace, mais cette montagne de sable n’en permet la construction! (17)

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En 1814, le cours de la guerre a changé et les forces alliées en provenance d’Espagne remontent jusqu’aux portes de Bayonne. Les troupes Napoléoniennes qui défendent vaillamment la ville, sabotent une partie des balises.(23) Malgré cela, le redoutable général anglais Wellington envoie le 24 Février depuis St Jean de Luz, une soixantaine de bateaux pour construire d’un pont sur l’Adour et faire traverser ses troupes. Ironie de sort, ce pont est prévu devant la tour des signaux, là même où l’empereur venait scruter régulièrement l’horizon ! Sur les 61 embarcations dépêchées et avec l’aide d’une partie des pilotes ayant rejoint les alliées, 34 réussiront à franchir l’embouchure, 15 s’échoueront et 12 y renonceront. Malgré la noyade de nombreux soldats, l’opération fut un succès permettant le blocus de Bayonne  ! (24 et 16)

Après l’armistice, le commissaire en chef des Ponts et Chaussées demande en urgence des devis pour la reconstruction des signaux disparus. Parmi ceux-ci, se trouve celui d’une balise de 18 mètres de haut à la place de l’ancienne balise mouvante, agrémentée de pavillons rouges et blancs. Le rouge signale aux navires s’étant approchés à une lieue et demi de la Barre que l’embouchure n’est pas franchissable. Le blanc avertit que les bateaux peuvent entrer. Il y a aussi un devis pour le signal mobile en demi-cercle qui était présent sur la tour des signaux. Il est reconstruit et placée sur une dune à proximité en attendant la fin des travaux de cette dernière. (17)

En 1817, la nouvelle tour des signaux est enfin terminée et mise en service après 7 années de travaux discontinus. Elle porte désormais les drapeaux rouges et blancs (16, page 104, 17 et 25). Elle loge dans son soubassement un bureau des suivis des travaux de l’embouchure et deux pièces attribuées au pilote major et son équipage. (36) Sa base est un carré de 10 mètres de côté. Le toit est recouvert d’ardoise. Elles seront remplacées en 1824 par des tuiles à canal car le vent violent venu de l’océan arrache chaque hiver cette couverture. Malgré cela, des infiltrations d’eau subsisteront entre les tuiles rendant son habitation impossible ! C’est ainsi que quelques années plus tard, la toiture sera supprimée au profit d’une terrasse bitumée. Le fut de la tour fait 5.80 mètres au sol et 3.80 mètres au niveau de la terrasse. Cette dernière culmine à 17.60 mètres avec 84 marches pour y accéder. Un paratonnerre sera placé à son sommet car elle subira à plusieurs reprises les décharges de la foudre ! (39)

photo archive SoSLa

La nouvelle tour des signaux vers 1824. Elle arbore le drapeau blanc, signe que la barre de l’Adour est franchissable. Notez la présence des pilotes sur la terrasse plutôt que dans leur embarcation quand le passage reste tumultueux ! (1)

 

En 1818, après sa destruction par la foudre, on apprend que la balise de Blancpignon reste un amer important pour la navigation et ce, même malgré la mise en service de la Tour des signaux. Elle est alors reconstruite. (17)

Le 17 Mai 1823, le premier bateau à vapeur entre dans le port de Bayonne. Il vient de Bordeaux et a parcouru le trajet en 12 heures. Hélas, pour la navigation à vapeur comme à la voile, la fameuse Barre reste un obstacle majeur qui requière l’utilité des balises et des pilotes. (26)

Le 17 Février 1831, la balise de Blancpignon a encore été endommagé par la foudre. Elle est reconstruite avec une flèche noire en forme de pyramide de 15 mètres de hauteur et de huit mètres de large à sa base. Elle sera surmontée d’un mât de hune de 10 mètres de long terminé par un tonneau blanc de 1.5 mètres de haut pour un mètre de large. (40)

Le 01 février 1834, le petit fanal à feu fixe de l’Atalaye à Biarritz est remplacé par un feu à éclipse monté sur la tour du Cap St Martin située seulement à deux milles et demi de la Barre. Ce phare aura des éclats qui se succéderont de demi minute en demi minute. Ils pourront être aperçus jusqu’à huit lieux marine pour un observateur situé à 10 mètres au-dessus du niveau de la mer. Il va donc devenir un repère nocturne essentiel pour la navigation dans le golfe de Gascogne. (27)

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Le phare de Biarritz, mis en service le 01 02 1834, reste encore aujourd’hui un pilier de la navigation nocturne dans le fond du golfe de Gascogne pour les navires n’ayant pas de GPS!

 

En 1837, les P&C décident d’élever un  » mât d’approche  » dont la base est en maçonnerie pour porter la balise hollandaise. Fini la balise mobile ! Désormais, c’est un repère fixe sur la côte qui préviendra les navires de s’approcher ou pas de la Barre. Ce mât se situe à une encablure et demi au sud-ouest de la tour des signaux. En effet, comme la terre a gagné sur la mer depuis la construction de la tour des signaux, il est placé dans une position favorable, c’est à dire au plus proche du rivage et dans un plan suffisamment éloigné de la tour pour qu’on ne puisse pas le confondre avec elle. Il s’élève ainsi à 39 mètres au-dessus du sol et 47 mètres au-dessus des plus hautes marées. Il dépasse de 6 mètres les pins présents sur la frange littorale. A sa base, un carré en pierre de 10 mètres de côté forme une maison où l’on trouve le logement du gardien pilote et de sa famille. Au-dessus, se trouve la charpente qui porte le fameux mât. (30 et 40)

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Voici les plans du mât d’approche et de son soubassement. (17)

 

Ainsi, après avoir aperçu le pavillon hollandais dressé par le gardien-pilote sur le mât d’approche, les navires approcheront et observeront la tour des signaux pour savoir si le pilote major autorise le franchissement de la Barre. C’est cette logique que nous retrouvons dans le tableau suivant relatant un événement survenu en 1835 : la venue du remorqueur Météore à Bayonne pour aider la Baleine Gabare, navire du roi de 550 tonnes, à franchir la Barre.

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Tableau faisant référence à la venue du remorqueur Météore à Bayonne en 1835, pour aider la Baleine Gabare, navire du roi de 550 tonnes, à franchir la Barre de l’Adour. (28)

 

A gauche toute, on aperçoit le mât d’approche qui porte le drapeau hollandais. Le drapeau tricolore autorise les bateaux en mer à s’approcher devant la barre. Le drapeau rouge de la tour des signaux, prévient que la Barre est pour l’instant fermée aux bateaux en mer car le remorqueur tracte un voilier d’envergure, la Baleine Gabare. On voit aussi quelques équipages de lamaneurs à proximité, probablement en route pour aller remorquer les navires présents au large dès que le chenal sera libéré et le drapeau redevenu blanc.

Prochain épisode : Début du remorquage à vapeur et mise en service des feux du port.

Episode précédent Multiplication des balises et apparition des signaux à l’embouchure de l’Adour.

 

L’équipe SoSLa

 

Bibliographie:

(1) Gravure en aquatinte « Bayonne, vue de l’embouchure de l’Adour » de Paul Legrand, 1830.

(2) Maugier : « Les embouchures de l’Adour à Bayonne en 1578 » peinture produite en 1598, Archives Médiathèque de Bayonne, C124

(3) Peinture du « Plan de l’Adour depuis Dax et autres jusqu’au Boucau » fin 16 ème/ début 17 ème siècle, Archives Médiathèque de Bayonne.

(4) F. Jaupart: « L’embouchure de l’Adour et ses variation après le détournement, aux xviie et xviiie siècle » dans  le » IV centenaire du détournement de l’Adour » SSLAB, 1978, page 153)

(5) Exposé George Strullu, Pilote de l’Adour, Adala: « Anglet et les pilotes de l’Adour »

(6) (bibliothèque du génie, ms 144 4°98 feuille 1)

(7) (Histoire militaire de Bayonne. De la mort d’Henri IV à la Révolution française, Blaÿ de Gaïx, Gabriel-François de (1848-1919)

(8)  Carte de la BNF « Plan du Cour de la Rivière de la Dour depuis St. Bernard jusqu’à Basse mer de la Coste » 1730.

(9) Carte de la BNF « Plan du Cour de la Rivière de la Dour depuis St. Bernard jusqu’à Basse mer de la Coste » 1731.

(10) Carte de Chaveneau: « Plan de la Barre de Bayonne » Octobre 1740,  Archives médiathèque Bayonne, C127 FR.

(11) Cartes de l’embouchure de l’Adour, C1336, Fond Jaupard, Médiathèque de Bayonne

(12) L’Abbé Jean Joseph Expilli: « Dictionnaire géographique, historique et politique des gaules et de la France » Tome 1, 1762, Paris.)

(13) Extrait de « Vue de l’embouchure de l’Adour », GARNERAY L. (1783 – 1857) Gravure  1830, 1ED98 Médiathèque Bayonne.

(14) D’après le pilote-major Bourgeois, archive P&C Pau 4S 217.

(15) Carte extraite du site Gallica de la BNF: Plan du cours de la rivière à l’Adour depuis Mousserolle jusqu’à la mer et d’une partie de celle de Nive« , Le Chevalier Isle, major de vaisseau. 1788

(16) F. Morel « Bayonne, vues historiques et descriptives« , Bayonne, Juin 1836.

(17) 4S 171, P&C de Bayonne, Port et transport maritimes, AD de Pau.

(18) Louis Colas, dessinateur: « Carte du cours de l’ Adour depuis Bayonne jusqu ‘à la mer » 1805. Médiathèque de Bayonne, C1343 FR.

(19) Napoléon à Bayonne : d’après les contemporains et des documents inédits / par E. Ducéré 1897.

(20) Les journées de Napoléon à Bayonne: par E. Ducéré 1908.

(21) Les corsaires bayonnais  1856, Édouard Lamaignère.

(22) P&C de Bayonne, Port et transport maritimes, « Mémoire sur la manière de rendre plus praticable le port de Bayonne » pilote Bourgeois, 4S 286, AD de Pau.

(23)  Ducéré, Édouard:« Le blocus de 1814 : d’après les contemporains et des documents inédits« 1900, BNF.

(24) Général Francis Gaudeul: « Le franchissement de l’Adour par les anglais en février 1814 » Congrès du IVe centenaire du détournement de l’Adour 1578-1978. publié en 1978.

(25) Monsieur Vionnois: « Mémoires et documents relatifs à l’art des constructions et au service de l’ingénieur » 1858, Annales des ponts et chaussées.

(26) P. Hourmat: « Histoire de Bayonne » Tome IV, La Restauration, 1814-1830″ SSLAB, 1998).

(27) Archives départementales de Bayonne, 2 ETP2, article 389.

(28) Tableau de x, 1835, collection du musée basque de Bayonne.

(29)  C. B. Matenas: « Renseignements nautiques sur les côtes de France, d’Angleterre, d’Écosse, d …  » 1851.

(30)  Vicente TOFIÑO DE SAN MIGUEL et Louis ANDRÉ: » Renseignements nautiques sur les côtes de France, d’Angleterre, d’Écosse, d ... »

(31) Germond de la Vigne: « Autour de Biarritz »  1856.

(32) Archives départementales de Bayonne, 2 ETP1, article 120.

(33) M. Legras: « Recueil relatif à l’hydrographie et à la navigation » 1868.

(34) « Rapports et délibérations du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques » 1871,  Conseil général des Pyrénées-Atlantiques.

(35) « Pilotes des côtes: entre la Loire et la Bidassoa » 1873, Le chasse marée, édition de l’Estran. Chapitre 19, page 323

(36) 4S 176,  « Ports et transports maritimes » P&C de Bayonne,  AD de Pau.

(37) 4S 176 « Ports et transports maritimes » P&C de Bayonne, « Conférence au sujet de l’établissement d’un feu à l’entré du port,  AD de Pau.

(38) 4S 177,  « Ports et transports maritimes » P&C de Bayonne,  AD de Pau.

(39) 4S 177,   » Réparation de la maison d’enceinte de la tour des signaux » 1826 « Ports et transports maritimes » P&C de Bayonne,  AD de Pau.

(40) 4S 177,   » Reconstruction des balises hollandaises et de Blancpignon » 1831, Philippe Vionnois « Ports et transports maritimes » P&C de Bayonne,  AD de Pau.