Campagne de dragage/Clapage

Nouvelle onglet qui contient un récapitulatif des activités de dragage/clapage depuis 2011!

 

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Bilan des opérations de dragage 2017 du port du Brise-lame

En mars 2017, nous avions été invités à la présentation du projet de dragage du port du Brise Lame d’Anglet. Lors de cette conférence, il avait été convenu qu’un bilan des opérations serait exposé aux associations en lien avec la problématique. Un an après, c’est à dire le 04/04/2018, Karine Plagnot, ancienne responsable Qualité Sécurité Environnement au port de Bayonne et directrice du port de plaisance du Brise-Lame d’Anglet depuis Mars 2015, a présenté un compte rendu des opérations qui s’étaient déroulées entre le 15 mars et le 15 mai 2017.

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La drague aspiratrice en jaune est en pleine action dans la partie Est du port de plaisance.

Pour rappel, c’était l’entreprise Merceron qui avait été retenue pour réaliser les travaux de retour à l’état initial de 2004 . Pour y parvenir, cette société avait utilisé une drague aspiratrice stationnaire installée sur une barge. L’engin, ainsi que les tuyaux, ont été installé du 6 au 15 mars pour débuter les opérations dans les temps. L’épaisseur de la couche de sédiment à enlever dans le port variait entre 1 mètre et 1.5 mètres. Ces opérations auront duré presque deux mois puisqu’elles se sont terminées le 12 Mai. Le volume total dragué aura été de 34 963 m3 soit la quasi-totalité autorisée par l’arrêté préfectoral. Ce résultat donné par l’entreprise Merceron a été contrôlé par des relevés bathymétriques effectués par la Région.

Afin d’évaluer l’impact des rejets sur l’environnement, plusieurs paramètres ont été suivis pendant et après la campagne:

Durant la campagne:

1/ Deux sondes de suivi de turbidité ont été installée dans l’Adour une, située en amont du port du Brise-Lames au niveau du ponton du remorqueur Baléa, à 700 mètres de l’entrée du port, et l’autre, en aval devant la tour des signaux, soit à 1100 mètres du port. Initialement, elles étaient prévues à proximité de l’entrée du port de plaisance, mais aucun moyen d’amarrage n’avait satisfait la capitainerie et les pilotes de l’Adour pour sécuriser la navigation des navires de commerce. Cela explique pourquoi leur distance par rapport à la théorie soit aussi importante. Aussi, des mesures de corrélation ont été réalisées pour démontrer qu’elles reflétaient la réalité à plus de 70%, et ont été validées par la police de l’eau. Ces sondes avaient pour but de surveiller, toutes les dix minutes, le taux de matière mise en suspension (MES) par les rejets de dragage à l’extrémité du tuyau plongé dans l’Adour (voir schéma ci-dessous). Les rejets ont toujours été réalisés au jusant, soit une heure après le début du descendant et ce, jusqu’à une heure avant la marée basse, à raison de deux fois par jour.

port du brise lame b

Durant la campagne, six dépassements de seuil ont été enregistrés:

  • Trois l’ont été en dehors des activités de dragage, deux liés à une crue et un lié à une remise en suspension des sédiments dans l’estuaire de l’Adour suite à une forte marée.
  • Trois l’ont été durant les activités de dragage et, à chaque fois, durant la dernière heure de travail. L’un a eu lieu lors d’une décrue de l’Adour et les deux autres lors d’un événement accidentel lié à un colmatage du capteur de la sonde par des algues. Dans tous les cas, les activités ont été arrêtée immédiatement dès que l’alarme eu été lancée par SMS par les sondes.

2/ Dans l’enceinte du port, des mesures ont été réalisées par le laboratoire de Pyrénées sur l’oxygène dissout, la température de l’eau, les MES (limite 50 mg/l) et la bactériologie (E. Colis). Aucune anomalie significative n’a été relevée.

Après la campagne:

  • La faune macro benthique a été suivie pour évaluer l’impact qu’aurait pu avoir ces activités sur l’environnement. Cette faune spécifique est située dans les premiers centimètres du sédiment et possède une longévité importante. Cela en fait un très bon marqueur du milieu lors des activités de rejets. Deux zones de suivi ont été choisies (voir schéma au dessus): une au niveau du remorqueur qui présente majoritairement des vers et une autre au niveau de la capitainerie qui présente plutôt du coquillage. Il y a eu cinq campagnes de carottage pour mesurer la diversité des espèces: une un mois avant le début des travaux, une durant les activités, une à la fin de la campagne, une 3 mois après et une 6 mois après la fin des travaux. En terme de peuplement, et à la vue de la bibliographie existante sur la faune de l’estuaire de l’Adour, rien n’est paru anormal sur la variation des populations d’espèces suivies.
  • Concernant les paramètres physiques des sédiments prélevés, sable et limon, il n’y a pas eu, là non plus, de modification significative.

La communauté d’agglomération Pays Basque a débuté récemment une réflexion globale pour une solution d’entretien du port de plaisance plus pérenne dans l’avenir et répondant aux nouvelles exigences environnementales. Nous avons demandé d’être tenus informés quand au choix qui sera opté pour les prochaines années. Nous restons mobilisés!

L’équipe SosLa

NB/ Exposé présenté aux associations ici: 20180404_SuiviEnv présentation [Lecture seule]

 

100% de clapage côtier: c’est GAGNÉ!

Nous venons de prendre connaissance des résultats du dragage/clapage de l’embouchure de l’Adour pour l’année 2017 et c’est avec grand plaisir que nous vous les présentons:

Sur les possibilités que présentait le nouvel arrêté inter-préfectoral et en fonction des nécessités d’entretien du chenal de navigation, la drague Hondarra a travaillé 77 jours devant l’entrée de l’Adour. Elle a réalisé 336 chargements de sable correspondant à 341 247 m3 de sable fin. Ainsi, grâce à 100% de clapage côtier, la totalité de ce sable est retournée devant la côte angloye.

Ils l’ont fait!

Depuis que le clapage côtier a été mis en place en 1974 par la DDTM de Bayonne, c’est la première fois que ce but est atteint. Il s’agit donc là d’un accomplissement, d’un fait historique! Cela faisait déjà deux ans que les résultats étaient très positifs, avec plus de 96% des volumes de sable clapés devant la côte mais là, 100%, c’est le graal! Gageons maintenant que la volonté datteindre cet objectif sera maintenu et que ce résultat s’inscrira dans le temps.  Cest donc la cible de départ de notre association qui est atteinte, puisque l’érosion artificielle à Anglet liée aux activités de dragage est désormais compensée par le clapage côtier. Soulignons le professionnalisme et lengagement de l’équipage de la drague Hondarra qui saura, nous nen doutons pas, pérenniser dans l’avenir d’aussi bons résultats.

Et maintenant:

Nous sommes convaincus aujourd’hui qu’il faudra aller plus loin dans cette lutte contre l’érosion artificielle subie pendant des décennies, afin de redonner un bon profil de plage à la côte angloye. Pour ce faire, il nous parait évident la nécessité d’aller chercher le sable déposé au large durant les années noires du dragage de l’embouchure de l’Adour. Puiser dans cet immense stock permettra aussi de lutter contre la montée de l’océan liée au réchauffement climatique.

L’équipe SosLa

NB: Présentation transmise aux associations ici: Bilan clapages 2017

janvier 2017

Hondarra en train de réaliser un clapage côtier devant la plage des Sables d’Or durant l’hiver 2017

Point érosion au 08.10.2017

Durant l’année 2016, nous avons pu observer que les clapages côtiers ont été effectués devant les plages de Marinella, des Corsaires et de la Madrague. Depuis le début de l’année 2017, les clapages côtiers se sont concentrés essentiellement devant la plage de l’Océan avec plus de 180 000 m3 de sable déposé en 5 mois grâce aux nouvelles possibilités offertes par le nouvel arrêté inter-préfectoral. Cette opportunité va t-elle être l’occasion de re-muscler les bancs de sable du nord du littoral quasi absent depuis plus de deux décennies? Il est encore trop tôt pour s’en rendre compte mais en revanche, on voit déjà l’impact du travail de la drague Hondarra de 2016 sur les plages centrales de la côte angloye! Voici, en détail, le « bilan sédimentaire visuel » des plages d’Anglet à marée basse et par grand coefficient de marée de l’automne 2017. Ces observations sont faites en comparant des photos effectuées cette année et l’année dernière dans des conditions similaires:

Les plages sud d’Anglet:

– Plage de la petite Chambre d’Amour:

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Photo du 08 Octobre 2017, marée basse, coefficient de 103 et hauteur d’eau de 0.53 mètre

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Photo du 20 Septembre 2016, marée basse, coefficient de 105 et hauteur d’eau de 0.52 mètre

Le déficit sédimentaire est net sur les bancs de sable de marée basse à l’automne 2017. Le ressentit d’engraissement constaté au printemps 2017 ne s’est pas confirmé. Bien au contraire, il y a eu plusieurs baïnes qui se sont creusées sur cette plage laissant imaginer un début d’érosion. On le perçoit aussi sur les deux photos suivantes:

– Plage de la petite Chambre d’Amour vu depuis sa pointe:

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Photo du 08 Octobre 2017, marée basse, coefficient de 103 et hauteur d’eau de 0.53 mètre

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Photo du 20 Septembre 2016, marée basse, coefficient de 105 et hauteur d’eau de 0.52 mètre

 

– Plage du Club:

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Photo du 08 Octobre 2017, marée basse, coefficient de 103 et hauteur d’eau de 0.53 mètre

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Photo du 20 Septembre 2016, marée basse, coefficient de 105 et hauteur d’eau de 0.52 mètre

En 2017, on a l’impression que le plateau de marée basse s’est scindé en deux, avec une partie qui s’est décalée vers le large, favorisant l’apparition d’un trou d’eau entre les deux bancs. Malgré un recul sédimentaire constaté sur la photo du printemps 2017, la situation s’est légèrement améliorer au nord de cette plage.

– Plage des Sables d’Or vue d’en haut:

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Photo du 08 Octobre 2017, marée basse, coefficient de 103 et hauteur d’eau de 0.53 mètre

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Photo du 20 Septembre 2016, marée basse, coefficient de 105 et hauteur d’eau de 0.52 mètre

Là aussi, une baïne est venue se creuser en plein milieu de la plage en 2017. La situation semble ne pas s’être amélioré depuis le printemps 2017.

– Vue de profil depuis la digue du Club:

sable d'or profil b

Photo du 09 Octobre 2017 (photo ASI)

16-09-2016

Photo du 16 Septembre 2016

Le haut de plage est stable avec un léger désensablement au bout de l’ancien émissaire en 2017.

On a la sensation que la situation sédimentaire du sud des plages périclite depuis 12 mois. Il faut noter que depuis 18 mois, on ne voit plus la drague Hondarra venir devant ces plages.

 


Le centre angloy:

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Photo du 08 Octobre 2017, marée basse, coefficient de 103 et hauteur d’eau de 0.53 mètre

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Le 20 Septembre 2016, marée basse, coefficient de 105 et hauteur d’eau de 0.52 mètre

Une belle lentille de sable est apparue entre la plage des Corsaires et la plage de la Madrague en 2017. Cette tendance déjà remarquée au printemps 2017, s’est nettement confirmée cet automne, probablement, grâce au clapage côtier devant ce littoral en 2016!

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Au nord d’Anglet:

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Photo du 08 Octobre 2017, marée basse, coefficient de 103 et hauteur d’eau de 0.53 mètre

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Photo du 20 Septembre 2016, marée basse, coefficient de 105 et hauteur d’eau de 0.52 mètre

Depuis 2016, un trou s’est creusé entre les bancs du large en constant déficit et les bancs du bord où s’opère une accumulation de sable fin. On a toujours un bilan sédimentaire nul. Nous verrons en 2018 si l’effet clapage sur la zone nord aura un résultat positif sur ces plages. On croise les doigts bien fort!

 

Conclusion:

– Les plages sud ont un déficit sédimentaire naissant.

– Au centre, il semblerait que les plateaux de marée basse se soient bien musclés grâce à des clapages côtiers fréquents au droit de ces plages en 2016.

– Au nord, pas de signe d’amélioration pour l’instant. A voir en 2018 avec les clapages côtiers devant la plage de l’Océan!

 

L’équipe SosLa

 

Reprofilage 2017: le déroulé!

Comme chaque année et depuis quatre ans, les plages d’Anglet se sont offertes un lifting en vue de la saison estivale. Ces opérations ont duré quatre semaines, entre le 15 Mai et le 09 Juin 2017, soit une semaine de moins qu’en 2016 avec une enveloppe budgétaire proche des 100 000€. Le volume de sable déplacé a été de l’ordre de 150 000 m3 environ.

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Les bulls en action, plage de la Madrague!

Des relevés topographiques des plages ont été réalisés  par le Casagec avant, pendant et après les opérations pour mieux appréhender les zones prioritaires et suivre leur évolution au cours du chantier. Les buttes présentent l’année dernière en milieu de plage ne se sont pas vraiment reformées grâce notamment à un hiver moins énergétique. Les machines auront donc eu un peu moins de travail.

Les engins utilisés cette année étaient uniquement des bulldozers car ils étaient les mieux adaptés à la granulométrie de nos plages avec des gabaries légers. Les opérations ont débuté par le sud d’Anglet. Deux bulldozers ont fonctionné durant la première semaine, puis trois de la plage des Corsaires jusqu’à l’embouchure.

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L’armée de bulldozers CaterPillar à la plage de la Barre!

 

Un essai de reprofilage a été tenté à la plage de Marinella. Ce travail consistait à pousser les sables vers les digues nord et sud de la plage ainsi qu’au centre comme le montre le schéma proposé par le COLIAN en 2016. (test)

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Le test en cours de réalisation, plage de Marinella

Sur les autres plages, le travail a été généralement de pousser tout droit du haut jusqu’en bas de l’estran. Au sud de la plage des Cavaliers et au niveau des enrochements proche du poste de secours, un désensablement mécanique a été imaginé.

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Du reprofilage tout droit, du haut jusqu’en bas de l’estran à la plage des Corsaires.

Mais la tempête du 28 Juin 2017, est venu apporter son grain de sel sur ce travail de fourmis en déplacent de grandes quantités de sable sur tout le littoral en 48h. Bref, ces opérations de reprofilages ont une action très limitée dans le temps cette année.

L’équipe SosLa

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Le haut de la plage de Marinella et la promenade Victor Mendiboure bien ensablés après le passage de la tempête du 28 Juin 2017 (photo Josiane Rivas)