Observons les embouchures de l’Adour au Boucau et du Boudigau à Capbreton:

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La grande digue du Boucau, terminée en 1966, semble retenir un peu de sable du côté nord de l’embouchure et créer une belle érosion au sud (photo des années 1980)

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La digue du Boudigau à Capbreton, construite huit ans après la digue du Boucau , retient une quantité énorme de sable issu de la dérive littorale au nord et fait subir une belle érosion au sud. (photo des années 1990)

 

Pourquoi y a-t-il bien plus de sable retenu contre la digue du Boudigau à Capbreton qu’au nord de la digue du Boucau à Tarnos? 

 

Étrange, non? La grande digue du Boucau, construite en 1966, se situe à seulement 15 km au sud de la digue du Boudigau construite en 1974. Et pourtant, le sable y est bien moins acculé sur sa face nord que chez sa petite cousine. Le phénomène de « DÉRIVE LITTORALE » y parait finalement plus faible. Certains experts vont jusqu’à dire qu’elle est localement inexistante ce qui nous parait étrange. Nous avons donc pris le temps de faire notre petite enquête pour connaitre « LA RAISON » d’une telle différence…

I- LA COTE NORD DE L’EMBOUCHURE DE L’ADOUR GAGNE SUR L’OCÉAN DEPUIS DES SIÈCLES!

Alors que toute la côte aquitaine est entrée en érosion au début de notre ère, les plages de Tarnos, situées à proximité de l’embouchure de l’Adour comme celles d’Anglet, continuent d’engraisser jusqu’à la fin du 19 ème siècle grâce à la dérive littorale. Cela est dû, à la fois à leur situation géographique, puisqu’elles se trouvent en fin de course marquée par les premiers contreforts de la chaîne des Pyrénées qui se dressent là comme un rempart à la circulation des sables, et à la présence de l’Adour qui produit encore, à cette époque, des quantités importantes de sédiment. Voici l’embouchure de l’Adour entre 1700 et 1869:

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Extrait des ingénieurs des Ponts et Chaussés entre 1700 et 1869: les tracés colorés et datés correspondent aux différents traits de côte de l’embouchure de l’Adour. Nous avons rajouté les dates en couleurs pour mieux apprécier le document. (Archive départementale de Pau, Fond de la préfecture Sous Série 4 S 202, Service Maritime).

 

D’après ce plan, la terre gagne sur la mer au rythme moyen de 2.5 mètres/an côté nord et de 4.5 mètres/an côté sud de l’embouchure, pendant les 170 années étudiées. Comme le signalait à l’époque l’ingénieur en chef des Ponts et Chaussées de Bayonne: « On a l’impression que la mer abandonne son rivage ».

En 1893, après avoir formulé sa demande à l’Etat, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bayonne, poussée par les industries locales, obtient l’autorisation de pratiquer le dragage continu de la Barre de l’Adour et retire chaque année 700 000 mètres cubes de sable, soit l’équivalent de deux fois le volume de la Tour Montparnasse à l’aide de deux dragues.
Nous savons aussi que la préfecture des Pyrénées Atlantiques donne l’autorisation d’extraire de la madrague à l’embouchure du fleuve et que 50 000 mètres cubes de sédiments sont ainsi retirés chaque année de la plage de la Barre. Quelques années plus tard, la même autorisation sera délivrée pour la côte nord de l’embouchure sur la commune de Tarnos. Le volume total de sable extrait annuellement sur la zone (dragage+ extraction depuis le rivage) avoisinera ainsi les 800 000 mètres cubes!

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Dans les cercles jaunes on aperçoit les traces des extractions littorales qui ont lieu de chaque côté de l’entrée de l’Adour en 1938. (Photo IGN)

Dès lors, les relevés scientifiques constatent un recul moyen de 1 mètre/an entre 1896 et 1939 évoluant vers 3 mètres/an au début des années soixante sur les plages d’Anglet. L’apparition d’une érosion sur la côte angloye montre que les extractions qui ont lieu sur terre comme en mer, sont non seulement supérieures au volume de sable qui arrive naturellement de la côte nord et du fleuve, mais qu’en plus on puise dans le stock des plages provoquant leur recul. C’est ainsi que se dessine le début d’une catastrophe écologique puisque l’homme a inversé la dynamique sédimentaire qui existait ici depuis plusieurs siècles à Anglet.

– Mais qu’en est-il au même moment sur la côte nord de l’embouchure, du côté des Landes?

Voici la concession de bain de mer Laffitte, visible dans le cercle orange, qui se situe en front de mer des plages de Tarnos début 1900. Ce bâtiment, construit en pierre et posé sur le haut de la dune va nous servir de repère pour suivre l’évolution de la côte nord:

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La concession Laffitte, vue depuis la jetée sud de l’embouchure du fleuve début 1900.

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Schéma de 1902 des Ponts et Chaussées, issu des Archives départementaux de Pau. (Fond de la préfecture Sous Série 4 S 202, Service Maritime)

En 1902, le service des Ponts et Chaussées situe précisément l’établissement Laffitte sur la dune herbeuse de la plage, suite à une demande de renouvellement du droit d’exploitation.

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Schéma de 1909 des Ponts et Chaussées, issu des Archives départementales de Pau. (Fond de la préfecture Sous Série 4 S 202, Service Maritime)

En 1909, l’établissement se trouve toujours au même endroit mais parait un peu plus en arrière du cordon dunaire qu’en 1902. La végétation s’est développée en avant de l’établissement et montre que la terre continue de gagner sur la mer. La distance gagnée durant cette période représente une quinzaine de mètres, alors qu’au même moment, les plages d’Anglet reculent déjà d’un mètre par an. A noter que la Tour des Signaux, située au sud de l’Adour, est en avant de la limite de la végétation des plages de Tarnos par verticalité.

 

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Photo aérienne du nord de l’embouchure de l’Adour faite en 1938 et provenant des archives de l’IGN

Dans le cercle rouge, on reconnait la position du bâtiment de la concession Laffitte. Le trait vert donne la limite de la végétation. Elle se situe maintenant à gauche de la tour des signaux par verticalité. En 30 ans, la terre aura gagné à cet endroit plus d’une centaine de mètres et ceci malgré les extractions littorales bien visibles et le dragage de l’embouchure. Même si ces activités perdurent dans le secteur, le sable de la dérive littorale Landaise, toujours aussi abondant, permet aux plages de Tarnos de gagner encore 2.5 mètres par an.

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Cette photo prise durant la guerre 39-45, avec le bâtiment Lafitte dans le fond, confirme l’extension de la longue dune herbeuse entre l’établissement et la mer.

 

Quatorze ans plus tard, on retrouve les vestiges du bâtiment Laffitte (rectangle rouge), rasé pendant la deuxième guerre mondiale pour la mise en place du système défensif allemand de l’embouchure. Il n’en reste plus qu’une dalle bétonnée, accompagnée de quelques arbres!

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Photo aérienne du nord de l’embouchure de l’Adour, faite en 1952 et provenant des archives de l’IGN

Non loin de là, des casemates construites pendant la guerre sont apparus sur les dunes (cercles oranges) . Elles vont nous servir de repères. Celle qui est la plus à gauche a été construit sur une dune herbeuse en partie détruite par la proximité des extractions. Elle est délimité sur sa gauche par le trait vert. La distance qui la sépare du bâtiment Laffitte est maintenant de 140 mètres, soit 28 mètres supplémentaires par rapport à 1938, ce qui signifie que l’on est toujours sur une dynamique d’engraissement de ces plages. Ce constat d’engraissement par photo aérienne est confirmé par une étude de C. Migniot et J. Lorin  » Evolution de la côte des Landes et du Pays Basque » sortie en 1978.

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La casemate la plus à l’ouest en 1944…..(Photo issu du livre « Quand Hitler bétonnait la côte basque » de Jean Curutchet 1988)

Mais le péril du sable est en passe de débuter durant la fin des années 50. En effet, il y a désormais deux machines d’extraction de sable littoral qui opèrent dans le coin (flèches rouges), correspondant à un prélèvement de 100 000 mètres cube de sable/an.

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Le bunker, à gauche, est déchaussé par l’intensité des extractions littorales.

La progression de la terre vers la mer, qui semble déjà ralentir, va malheureusement s’arrêter durant la prochaine décennie car l’homme va y mettre un terme…Voici une dernière vue de ce qu’a du être le maximum de terre gagné sur l’Océan à Tarnos à la fin des années 50 grâce à la retenue de la petite digue nord de l’embouchure:

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L’embouchure de l’Adour en 1953. Le sable qui s’accumule au nord de la digue provoque un engraissement sableux de la plage rappelant le cas de l’embouchure de Capbreton. Au sud du fleuve, c’est déjà le recul.

 

II-LES PLAGES DE TARNOS RECULENT A LEUR TOUR!

En 1962, le nord de l’embouchure est totalement retourné par les extractions littorales! Le trait vert qui représente la limite de la végétation et qui était placé à gauche de la casemate la plus à l’ouest sur la photo de 1952 est maintenant situé à sa droite. Les deux engins d’extraction qui opèrent sur le secteur ( flèches rouges) provoquent un recul des plages d’une dizaine de mètres. La côte nord perd à son tour du terrain, soit en moyenne 1 mètre/an.  Au même moment, les plages d’Anglet reculent de 3 mètres/an!

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Photo aérienne du nord de l’embouchure de l’Adour faite en 1962 et provenant des archives de l’IGN

 

– La construction de la grande digue du Boucau de 1963 et 1966, est responsable d’une accélération de l’érosion de la côte Angloye. Non seulement, les sables présents sur place vont servir à la fabrication du béton nécessaire mais en plus, les volumes de matériaux dragués à l’embouchure, qui étaient retombé à 300 000 m3 depuis les années 1920 sont à nouveau proche des 700 000 m3 par an.

 

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Extraction de sable littoral et construction de la digue du Boucau en 1964…

 

La grande différence avec le passé, c’est que désormais, la côte angloye devient quasiment l’unique contributeur en sable dragué dans l’embouchure. Le trait de côte  y recule alors par dizaines de mètres tous les ans et ce jusqu’au milieu des années soixante dix.
Du côté des plages de Tarnos, on pourrait imaginer que l’arrêt net de la dérive littorale par ce nouveau rempart devrait contribuer à stabiliser ces plages voire, à les ré-engraisser. Mais il n’en est rien car le pire est en train d’arriver. En effet, ce ne sont plus deux machines d’extraction littorale qui travaillent sur le littoral de Tarnos mais six!!! (flèches rouges)

 

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Photo aérienne du nord de l’embouchure de l’Adour faite en 1968 et provenant des archives de l’IGN

On compte trois engins d’extraction littorale sur la côte nord de l’embouchure de l’Adour, signalés par des flèches rouges. Ils produisent 225 000 mètres cube de sable qui disparaissent chaque année de ces plages! Le cercle rouge situe la position de l’ancien établissement Laffitte. Les flèches jaunes montrent pour la première fois l’apparition de falaises vives creusées dans le cordon dunaire, signe d’une forte érosion. Le cercle orange le plus à gauche situe la casemate qui était la plus en avant du complexe défensif allemand. Elle se retrouve en quelques années en bas de la plage, presque enseveli!

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Photo du début des années 70, au nord du parking de la digue, montrant la casemate posée sur la plage en plein naufrage! (Herrero/Nicodigue)

 

Et c’est pas fini! La plage du Métro de Tarnos, 4 km plus au nord, est caractérisée par la présence d’une piste d’aviation construite par la société Dassault, mais aussi par son énorme casemate posée sur le haut de la plage, visible dans le cercle orange.

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Photo aérienne de la plage du Métro à Tarnos, faite en 1968 et provenant des archives de l’IGN

Les flèches rouges indiquent la présence, là aussi, de trois engins d’extraction littorale, alors que jusqu’à présent, cette plage était épargnée par l’exploitation industrielle du sable. Ici aussi, 225 000 m3 de sable disparaissent tous les ans.

Si on les rajoute aux 225 000 m3 qui disparaissent au nord de l’embouchure, on arrive à un total de 450 000 m3 extrait tous les ans des plages landaises sur une distance de 4 km. N’oublions pas les 700 000 mètres cubes qui sont dragués chaque année à l’entrée de l’Adour depuis la construction de la grande digue du Boucau et les 75 000 mètres cube extraits à la plage de la Barre à Anglet. Ainsi, on totalise un chiffre record et ahurissant d’ 1 225 000 m3 de sable prélevé tous les ans des plages sur une distance de 4.5 km de littoral. Pas étonnant que devant une telle folie, ce qui devait arriver…arriva !

Et c’est ainsi que le littoral va reculer par dizaines de mètres entre 1968 et 1976:

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Photo aérienne de la côte nord de l’embouchure, faite en 1975 et provenant des archives de l’IGN

En 1975, le carnage est époustouflant. On voit clairement, au nord de l’embouchure,  la présence de falaises vives de plusieurs mètres de haut taillées dans le cordon dunaire. Les casemates marquées par les cercles oranges sont dans la pente des dunes, d’autres sont déjà posées sur l’estran et certaines ont disparu. Le recul artificiel du trait de côte est sans appel!

 

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Photo aérienne de la plage du Métro à Tarnos, faite en 1975 et provenant des archives de l’IGN

A la plage du Métro, le bilan est aussi saisissant. La grosse casemate, jadis posée sur le cordon dunaire, s’est détachée de la dune et gît sur la plage, balayée par les marées. La plage a reculé ici aussi d’une dizaine de mètre en peu de temps. Des falaises vives apparues dans la dune sont signalées par les flèches jaunes. Les flèches rouges montrent toujours la présence des engins d’extraction de sable prouvant encore une forte exploitation industrielle en 1975. Entre 1960 et 1975, 7 500 000 m3 de sable littoral seront prélevés des plages de Tarnos pour les travaux publics.

Ce recul sans précédent du trait de côte, dont l’homme est seul responsable ici, va-t-il se poursuivre?

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Parkin de la digue du Boucau : où quand les grands jouent aux châteaux de sable avec le sable de nos plages. (photo Herrero, début des 70 via Nicodigue)

 

III- VERS UN RETOUR DU SABLE AU NORD DE L’EMBOUCHURE DE L ADOUR?

Les départs massifs du sable des plages de Tarnos font échos aux événements qui se produisent à Anglet. Le constat est si choquant que des citoyens vont réagir.

Des propriétaires privés du front de mer d’Anglet intentent un procès contre l’ETAT, et obtiennent gain de cause en 1974. Cette décision de justice a une énorme valeur puisque aussitôt la Direction Départementale des Territoires Maritimes prend en charge la problématique en faisant arrêter dès 1976 les extractions littorales qui ont lieu de chaque côté de l’embouchure de l’Adour, en faisant construire six épis au sud de la côte Angloye pour empêcher le sable fin de remonter vers l’entrée de l’Adour et en mettant en place le clapage côtier pour ramener le sable angloy qui glisse dans le chenal de l’Adour.

Sur la côte nord de l’embouchure, la côte régresse encore quelques années tellement l’inertie du phénomène érosif créé par l’homme est forte.

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Photo aérienne de la côte nord de l’embouchure faite en 1978 et provenant des archives de l’IGN

Ce n’est que trois ans après l’interdiction des extractions littorales, vers 1978, que la plage cesse de reculer sur la côte nord de l’Adour. Les casemates sont alors au plus près de la mer et l’ancien établissement de bains Laffitte se situe désormais à 81 mètres des plus hautes marées au lieu de 140 mètres en 1952, correspondant à un recul moyen de 2.5 mètres par an avec des pointes à plus de 5 mètres dans les années soixante dix.

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Photo aérienne de la côte nord de l’embouchure faite en 2008 et provenant des archives de l’IGN

En 2008, l’inversion de la tendance amorcée en 1978 se confirme puisque la végétation a repris du terrain vers la mer, signe d’une plage qui s’engraisse à nouveau! Les falaises vives de la dune ont laissé place à un bourrelet sablonneux, la casemate sur la plage (2?), encore visible il y a 30 ans, a disparu sous le sable! Celle qui est un peu plus haut à droite derrière le cordon dunaire, est sauvée. Un peu plus au nord, le bunker au grand mat en métal, bien visible aujourd’hui et qui était en train de glisser sur la pente de la dune, a été repris par le sable et la végétation. Notre repère Laffitte, qui était à 80 mètres de l’océan en 1978, est maintenant à 110 mètres environ, soit un engraissement moyen de la plage d’un mètre par an! La nature a donc repris ses droits.

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La plage de Tarnos, vue depuis le bord de l’Adour en 2015. L’accumulation du sable a enseveli les anciennes casemates 1 et 2 tombées sur la plage durant les années 70 et recouvre partiellement celle qui possède un grand mat.

Autre vue depuis la plage:

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Au premier plan, la casemate 2, qui fait plusieurs mètres de haut à l’origine, a été submergé par le retour du sable.

 

Idem, pour la plage du Métro à Tarnos où le maximum de recul est atteint en 1978. En plus de la grosse casemate, une autre casemate, juste derrière et jusque là, caché dans la dune, s’est à son tour « tchanquée » sur la plage.

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Photo aérienne de la plage du Métro à Tarnos faite en 1979 et provenant des archives de l’IGN

 

30 ans plus tard, en 2008, la plage du Métro s’est elle aussi reconstituée, mais avec un effet moins important qu’à proximité de la grande digue du Boucau se qui paraît logique à la vue des mouvements sédimentaires jusqu’à l’embochure. On enregistre quand même un engraissement de la plage d’une quinzaine de mètres en 30 ans. On comprend mieux maintenant pourquoi les bunkers qui s’y trouvent, paraissent aujourd’hui figés sur leur emplacement.

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Photo aérienne de la plage du Métro à Tarnos faite en 2008 et provenant des archives de Google Earth.

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La fameuse casemate de la plage du Métro à Tarnos en 2015.

 

Finalement, on comprend pourquoi les plages de Tarnos ne sont pas autant engraissées que celles du nord de Capbreton aujourd’hui. Au lieu d’avoir continué à progresser sur la mer durant les années 60 et 70, les plages ont perdu artificiellement une quarantaine de mètres. Et s’il n’y avait pas eu ces extractions littorales intensives, il est très probable que la plage du Champs de tir serait au moins de 100 mètres plus en avant dans la mer qu’aujourd’hui.

Cette analyse mets en lumière qu’il existe encore une « DÉRIVE LITTORALE » significative sur le secteur des plages de Tarnos, puisque du sable s’y accumule toujours. Ce courant est effectivement plus faible que celui qui circule au nord de Capbreton, mais si la grande digue du Boucau n’existait pas aujourd’hui, le sable issu des Landes se déposerait encore sur les plages d’Anglet comme par le passé, évitant ainsi leur érosion!

L’équipe SosLa

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La dérive littorale au sud des Landes: alors qui dit encore qu’il n’y a pas d’accumulation de sable au nord de l’embouchure?

 

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2 réflexions sur “Pourquoi si peu de sable aujourd’hui du côté des plages de Tarnos?

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