Les naufrages survenus entre 1896 et 1913

A partir de 1896, les conditions de franchissement de la Barre de l’Adour vont encore s’améliorer avec le travail de deux dragues, « Bayonne I » et « Bayonne II« , qui vont supprimer chaque année plus de 700 000 mètres cubes de sable à l’entrée du fleuve et assurer un meilleur tirant d’eau aux navires qui fréquentent le port. En une décennie, ces engins vont creuser un chenal de navigation qui va permettre de garantir une profondeur de 3 à 4 mètres toute l’année. De plus, le remorqueur « Adour n 3« , plus moderne et mis service en 1895, va fournir une aide toujours plus précieuse aux voiliers qui souhaitent entrer dans le port, bien que cette forme de navigation commerciale soit en baisse sensible. Malgré cela, la fréquence des accidents va stagner au cours de cette période:

– Le 10 Avril 1896 au matin, le canot à vapeur « Coquette » descend le fleuve et va se présenter devant la Barre. Il est monté de son mécanicien et d’un matelot des douanes. Le pilote major qui les aperçoit depuis sa tour affiche l’interdiction de sortir avec une mer numéro 4 grossissante. Le mécanicien force le passage et se retrouve rapidement confronté à une déferlante qui remplit le canot qui coule aussitôt à pic. Dès que le pilote voit les deux hommes à la mer, il prend sa chaloupe et va chercher le mécanicien qui est le plus loin. Il réussit à le récupérer et quand il fait demi-tour pour attraper le matelot, celui-ci a disparu dans les profondeurs de l’océan. (71)

– Le 13 Avril 1896,  un sloop de Quimper, le « Beata » transportant de l’avoine se présente à 19h00 devant l’embouchure alors que les signaux l’en interdisent. A peine franchit-il la Barre qu’il est pris par le courant de jusant. Il dérive vers l’estacade nord et s’échoue sur la plage de Tarnos. Il reçoit l’assistance des hommes des ponts et chaussée qui travaillent sur les digues et lui jettent un filin et évacuent les marins en détresse. Le capitaine avouera qu’il n’avait point pris connaissance des consignes de franchissement, ni des signaux émis par le pilote-major. Il s’en faut de peu pour que le bateau soit perdu….  Le navire sera déchargé puis renfloué le surlendemain à la marée montante avec l’assistance du remorqueur Adour et du spécialiste Mr Ader. (25, p 357, 69, 86)

naufrage 1900 capbreton

Cas d’un renflouage similaire au « Beata » sur la plage de Capbreton avec le remorqueur Adour n 3!

 

– Le 13 Février 1897 en début d’après-midi, le dundee « St Pierre » de Lannion chargé d’avoine, heurte les rochers de l’estacade sud en entrant dans l’estuaire presque au niveau de la tour des signaux. Une forte voie d’eau se déclare. Le vapeur « Adour 3 » vient à son secours et le remorque jusqu’à la pointe nord du banc St Bernard où il s’échoue. Il y sera démoli! (72)

– le 25 mai 1897, le sloop « Anne marie » venant de Quimper et chargé de 42 tonneaux d’avoine heurte à son tour dans la matinée l’estacade sud, porté par une déferlante qui l’empêche de gouverner. Le choc est d’une telle violence qu’une brèche s’ouvre dans la coque et le bateau coule immédiatement dans l’Adour. Les ouvriers qui travaillent sur la jetée ont juste le temps de lancer des bouées pour venir en aide aux quatre marins. Ils sont tous sauvés. Le navire est, quand à lui , rejeté sur la plage de Tarnos! (73)

voilier échoué côté nord de l'embouchure début 1900

Un voilier posée sur le rivage de Tarnos, voiles arrachées, peut être celui du « Beata » ou de l' »Anne-Marie »?

 

– Le 09 Mars 1898, la drague « Bayonne II » fait naufrage suite à une collision avec sa consœur la Bayonne I sur la Barre de l’Adour!

Au moment de quitter leur zone de chargement, devant l’embouchure, les deux dragues sont distantes de 250 mètres. Mais sous l’action du fort courant de jusant, les deux capitaines perdent quelques instants le contrôle de leur navire. La « Bayonne II » se met alors en travers et se fait éperonner au niveau du compartiment des machines par la Bayonne I qui descend. La Bayonne II coule aussitôt.

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Son épave se situe à 1200 mètres de la côte, légèrement au sud de l’embouchure par près de 17 mètres de fond à marée basse! Heureusement, l’équipage est sauvé et la « Bayonne I », malgré son étrave brisée et son avant défoncé, réussit à rentrer au port à la marée suivante afin de faire les réparations nécessaires. Des tentatives de renflouement de la « Bayonne II » seront imaginées notamment par la société danoise Svitzer (eh oui, déjà la même que pour le « Luno« ) mais la profondeur à laquelle se situe le bâtiment et la forte houle qui règne dans le golfe de Gascogne décourage les sociétés.(15) L’épave est alors dynamitée et déplacée pour éviter qu’elle ne devienne un obstacle à la navigation.

– Le 01 Avril 1898, le dundée de pêche « Jeune Jenny » coule en heurtant à la sortir l’enrochement de l’estacade sud de l’Adour.

– le 2 Juillet 1898, le vapeur de pêche « Union » de Biarritz, ayant manqué à gouverner en franchissant la Barre, vient heurter la jetée nord et coule aussitôt. Tout l’équipage est sauvé.

– le 8 Août 1898, le trois mât norvégien « Delphin » quitte Bayonne vers 15h00 à destination de Laurwing avec du lest par brise de sud-ouest. Alors qu’il se trouve déjà bien au large, un violent coup de vent de nord-ouest vient lui arracher les voiles. Le capitaine décide de rentrer au port mais la nuit est tombée. Il ne perçoit pas la passe car les feux du port sont éteint! Voyant le danger d’une nuit à la dérive et pour sauver l’équipage, il décide de faire côte et s’échoue à 200 mètres au nord de l’embouchure devant l’établissement de bain de la famille Lafitte, témoin du naufrage. Tous les gens présents se précipitent sur la plage à travers les lames furieuses pour récupérer les lignes lancées depuis le navire et établissent un va et vient! Peu de temps après, les ouvrier des douanes arrivent pour prêter main forte. Tous l’équipage est sauvé ainsi que les effets de bord. Le navire semble quant à lui perdu. (7 et 74)

– Dans la nuit du 20 Juillet 1899, le vapeur Belge « Loire » réalise son approche de la Barre sans pilote et aligne mal les deux feux de direction. L’accident intervient car le navire touche par l’arrière la dernière pile de l’estacade taillant une belle brèche dans la coque à tel point que le navire coule en quelques minutes à une centaine de mètres après la tour des signaux dans le fleuve! Le navire est totalement perdu mais l’équipage saint et sauf. (15)

– le 27 Janvier 1901, la goélette à hunier « Helen » de St Brieux transportant de l’avoine a une voie d’eau à 60 milles au large de Bayonne. Malgré l’utilisation intensive des pompes, l’eau gagne dans la cale. Finalement, le navire arrive devant la Barre où les conditions d’entrée sont mauvaises. Dans un élan de désespoir, il tente de franchir l’obstacle avec un gouvernail difficile à barrer et s’échoue à 80 mètres au sud de l’estacade. Les brisants poussent le dundee d’une quarantaine de mètres vers l’embouchure avant de s’ensabler.

dundee helen1901

La goélette en sale état après le naufrage au sud de l’embouchure…

Un va et vient est mis en place par les pilotes et les douaniers, permettant de sauver les cinq hommes d’équipage.

barre dundee helen1901

L’épave sur son axe face à la digue sud de l’embouchure de l’Adour!

Des sacs de sables vont être installés en haut de la plage pour construire un abris de fortune pour l’équipage du navire. Grâce à l’acheminement par rail du matériel, les travaux peuvent commencer.

barre dundee helen 1901

Acheminement par le rail de sac de sable pour construire un abri de fortune pour l’équipage.

En effet, le temps est parfois long avant de trouver des solutions techniques où financières pour renflouer le navire. L’équipage reste donc au plus près du navire pour le surveiller! Mais la cargaison fut perdue et le navire sérieusement endommagé.(35)

dundee Helen 1901 cité des forges

L’abris de fortune élevé sur le haut de la plage de la Barre.

 

– le 28 Novembre 1903, la goélette française l »Éclaireur  » jaugeant 150 tonnes a moins de chance. En effet, alors que le temps se gâte avec une mer force 8, ce navire en provenance de Tréguier et chargé en froment, met le pied au plancher pour franchir la Barre qui est encore praticable. Alors qu’elle appuie sur tribord pour briser droit une lame, elle se fait surprendre par un paquet de mer sur bâbord. Immobilisé quelques instant par cet incident, un autre paquet de mer survient et fait chavirer la goélette. Les vagues suivantes brisent le navire et engloutissent les six pauvres marins à bord. C’est le canot de sauvetage, arrivé vide sur le sable avec les autres débris du naufrage, qui permet d’identifier la goélette. Quelques jours après, l’océan rend les corps des marins déposés çà et là sur les rochers de la pointe St Martin… (34)

plage de tarnos august peigné

Une goélette abandonnée sur le haut de la plage de Tarnos. Peut-être l’épave de l' »Éclaireur ».

 

– le 12 septembre 1904, le steamer anglais « Tangier » chargé de 2300 tonnes de charbons et venant d’Angleterre, s’échoue sur la côte nord à 100 mètres au sud de la butte de tir, suite à un épisode de brouillard.. Le capitaine avait pris les lueurs des forges de l’Adour pour le phare du cap St Martin….Une tentative de renflouage est lancée avec le remorqueur « Adour n 3 » mais elle ne donne rien. Le navire est allégé de 2 à 300 tonnes mais un nouvel épisode de mer vient transpercer la coque. Le navire est alors perdu et féraillé. (87)

p1080610

le tangier

Encore quelques restes visible depuis le bord de la chaudière du vapeur!

 

– le 5 Novembre 1904, la chaloupe pontée « Goeland »  part en mer pour faire des essais avec, à son bord, cinq personnes: l’armateur, le mécanicien, le maître d’équipage, le matelot et le mousse. A son retour proche de la nuit, le maître d’équipage pense, avec l’obscurité, avoir manqué l’entrée de l’Adour et fait marche arrière. Au même moment, l’armateur prend le gouvernail pour faire imprimer un demi-tour et met en travers la chaloupe qui se fait renverser par une vague. Le mécanicien ressort de l’eau et nage vigoureusement en direction du bord. Sur son passage, il rencontre le mousse qu’il motive pour mettre pied à terre. Durant leur calvaire, ils entendent les autres appeler à l’aide. Arrivés sur la plage de Tarnos bien épuisés, ils se rendent compte qu’il n’y a plus aucun cris venant du large. La chaloupe endommagée s’échoue sur la plage non loin d’eux. Le lendemain, on constate la mort des trois autres marins. (65)

– Dans la nuit du 14 Juillet 1906 vers 22h00, le vapeur « le Normand » s’échoue au nord de l’embouchure ». Après voir entendu le sifflet du navire, la chaloupe des pilotes intervient et sauve l’équipage naufragé. Le lendemain matin, le navire sera renfloué avec l’aide du remorqueur « Adour 3 » en seulement une heure de temps grâce à une mer clémente.(80)

– Le 21 Juin 1908, la goélette française « Hélène » de Paimpol, est constituée d’un équipage de quatre marins. Partie de Rochefort avec des pierres de Crazannes (Charente inférieure) , elle est malmenée à hauteur de la gironde et connait plusieurs avaries dont une voie d’eau. Bien que désemparée, elle finit par arriver devant la Barre à une heure totalement défavorable pour entrer dans le fleuve en crue. Mais à la vue de sa situation, le capitaine ne peut plus attendre et tente de franchir l’embouchure de l’Adour malgré les signaux d’interdiction de la tour de guidage. Elle n’y parvient pas et ne pouvant rester plus longtemps au large, le capitaine choisit de jeter son navire à la côte et s’échoue à 200 mètres au sud de l’embouchure et à 80 mètres du rivage. Très rapidement, les élus locaux présents sur place mettent à disposition leur voiture pour aller chercher les douaniers et le canon porte amarre. Arrivé sur le lieu du naufrage, un coup de canon suffit pour relier à l’aide d’une corde le navire au rivage, permettant aux marins de gagner la terre en toute sécurité. Plus de 300 personnes assistent au sauvetage spectaculaire. Vingt-quatre heure après le naufrage, le navire, ballotté et malmené par les vagues, est considéré comme perdu. (33)

épave

Probablement l’épave brisée de la goélette « Hélène » avec des hommes qui récupèrent les restes de la cargaison qui ressemble à des pierres de Crazannes!

 

– Le 23 octobre 1909, c’est le yacht à vapeur « Gabrielle« , parti du Havre et chargé en lest, qui s’échoue à 200 mètres au nord de l’estacade nord de l’embouchure. Les circonstance du naufrage précisent que le brouillard était intense et que le pilote n’a pas réussi à apprécier l’emplacement du chenal dans ces conditions. Les trois marins formant l’équipage ainsi que le pilote n’ont aucun mal à quitter le navire. Ils sont recueillis au café de la plage! Le navire a subit quelques avaries mais là aussi, il sera renfloué a l’aide du remorqueur « Adour n 3« . (82) 

– Le 22 Novembre 1910  à 17h30, le vapeur norvégien « Snoore », de 864 tonneaux et 18 hommes d’équipage, quitte le port de Bayonne à destination de Newport. Il est chargé en poteaux de mines et se prépare à gagner une mer peu agitée. Au moment de franchir la barre, pilote à bord, le navire fait une mauvaise manœuvre et frotte un peu violemment l’estacade nord créant une voie d’eau dans la coque. Le pilote major qui aperçoit l’incident, appelle immédiatement les secours par le sémaphore de Biarritz. L’équipage, pendant ce temps, lutte contre l’avarie mais la cale se remplit d’eau rapidement, à tel point que les machines tombent en panne. Voyant que plus rien n’est possible, les marins quittent le navire à l’aide d’un des canots de sauvetage, en attendant le secours du vapeur « Marthe-Marguerite« . Vers 21h00, le navire s’échoue à 100 mètres du rivage sur la côte angloye, à la hauteur de la plage de la Madrague. Très rapidement, les vagues démembrent le navire et dispersent la cargaison de poteaux sur la plage. Des personnes sont appréhendées par la police en train de ramasser la cargaison. Ils doivent restituer leur butin car les propriétaires du bateau sont connus. Au bout d’une semaine, le navire est brisé par la houle en trois morceaux. On ne voit plus du rivage que la proue et une partie de la coque à marée basse. Il s’agissait d’un cargo construit en Angleterre en 1883. Il avait même été français avant de devenir norvégien! Il mesurait 75 mètres de long pour 7.60 mètres de large et 4.85 mètres de tirant d’eau. La carcasse est vendu à une entreprise locale pour être féraillée, mais il parait difficile d’extraire de l’océan la totalité de l’épave.(27 et 83) Ce sont les vestiges de ce navire que l’on peut encore apercevoir aujourd’hui à marée basse lors des forts coefficients de marée entre la plage de la Madrague et la plage de l’Océan!

photo aérienne de l'épave

Emplacement de l’épave du Snorre à la plage de la Madrague

épave Snorre

Un reste de l’épave du SNOORE, probablement la chaudière du navire!

 

– Le 17 décembre 1910, un mois plus tard, le « Maroon« , un vapeur charbonnier anglais de 907 tonneaux en provenance de Glasgow, est victime d’une avarie alors qu’il se prépare à passer la Barre de l’Adour. Il est rapidement déporté devant Biarritz et mouille l’ancre à moins d’un demi mille de la Roche Plate. Un fort vent de sud commence à souffler et l’état de la mer n’autorise aucune tentative de sauvetage par le remorqueur de la Chambre de Commerce, ni par le canot de sauvetage de Socoa. Le navire chasse sur son ancre et dérive devant la pointe St Martin. Il finit par s’échouer à la petite Chambre d’Amour après la rupture de la chaîne de son mouillage. Le capitaine tente alors de mettre une chaloupe à la mer avec 13 hommes d’équipage. Malheureusement, cette dernière est rapidement renversée et les marins sont jetés à la mer. Les secours partent à la nage depuis la plage pour repêcher les matelots en perdition. Une amarre est ensuite lancée avec le canon porte-amarre permettant d’établir un va et vient avec le reste de l’équipage sur le navire. Le filin finit par prendre une mauvaise position et se met hors service au moment de rapatrier le dernier homme à bord: le capitaine! Le guide-baigneur local Labadie part à la nage depuis la plage le couteau entre les dents et ramène ce dernier après l’avoir détaché du filin. Sur Dix huit membres d’équipage, dix sept sont sauvés car hélas, le maître d’hôtel, tombé de la chaloupe quand elle avait chaviré avait disparu dans les vagues. (4 et 84)

Maroon 1910

Le Maroon à la petite Chambre d’Amour en 1910, juste après s’être échoué.

 

Le navire est ensuite balayé par les fortes houles hivernales et se disloque en deux. La majorité de l’épave va être féraillée. L’hélice en bronze, repérée dans les années 1970, a été malencontreusement détruite au cours d’une tentative de récupération. Les intervenants avait juste placé un peu trop de dynamite sur l’arbre à came pour en détacher l’hélice provoquant sa désintégration! (3)

maroon 1910

Vestige du marron 1910

 

– Le 08 décembre 1913, le « Mercury » ne respecte pas les signaux d’interdiction d’entrer alors que l’Adour est en pleine crue. Le navire vient alors se fracasser sur la digue nord de l’embouchure.

mercury 1914

Le Mercury, en mauvaise posture, début 1914

Un va et vient ne peut être organisé car les vagues viennent balayer la digue sur 200 mètres. C’est aux pilotes, intervenus avec leur canot au plus près de l’épave, que l’équipage tout entier doit son salut!

mercury 1914

Le « Mercury » à cheval sur la digue nord de l’embouchure.

 

C’est ainsi qu’à la veille de la première guerre mondiale, le trafic du port dépasse le million de tonnes, ayant doublé en vingt ans! Cet exploit est dû notamment à l’augmentation de la taille des navires, puisque désormais, des navires de 4 000 tonnes viennent à Bayonne. On compte en moyenne 1400 franchissements de la Barre de l’Adour annuellement et un naufrage tous les ans, ce qui ne représente plus que 0.07% des navires et deux fois plus que sur la période allant de 1866 à 1895. Étonnant quand on connait l’effort des travaux de dragage et d’endiguement qui ont été réalisés à l’embouchure pour améliorer les conditions de franchissement. Mais le port reste d’accès difficile et il est encore fermé plus de 60 jours par an quand les conditions climatiques sont difficiles pour la navigation.

Prochain épisode: Les naufrages de 1914 à 1945

L’équipe SosLa

 

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