Très beau bilan des dragages/clapages 2016!

Ça y est, le bilan 2016 des opérations de dragages/clapage est arrivé!

Sur 389 000 m3 de sable dragué à l’embouchure de l’Adour, 377 330 m3 ont été clapés (largués) devant la zone côtière et 11 610 m3 ont été perdus au large (11610m3 correspond au chargement de 970 camions-benne). La drague Hondarra a donc réalisé un nouveau record avec près de 97% des sables dragués de retour à la côte: YOUPI!

Atteindrons-nous la perfection en 2017 ou 2018?

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Bilan des dragage/clapage à l’embouchure de l’Adour entre 1974 et 2016.

 

Pour mémoire, deux journées de clapage avait été perdues en début d’année 2016, le 25 janvier et 04 février pour être exact, dans des circonstances énigmatiques…

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Jeudi 4 février 2016 fut un jeudi noir pour le littoral angloy: sur les 4 chargements réalisés par la drague Hondarra à l’embouchure de l’Adour, aucun sable n’est revenu devant la côte, soit une perte sèche de 4800 m3 dans le budget sédimentaire des plages, l’équivalent de 400 camions benne! (photo marinetraffic.com)

 

Mais les temps ont changé. Les capitaines maîtrisent mieux le navire puisque depuis cette date, il semblerait qu’il n’y ait eu que très peu de loupés et, aujourd’hui, il n’est pas rare de voir évoluer Hondarra dans des conditions de houle établie, s’approchant de la côte comme pour défier Neptune .

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1,5 à 2 mètres de houle et la drague Hondarra est toujours en poste pour remplir sa mission de clapage côtier pour la préservation du littoral: chapeau bas!

 

Nous félicitons donc ces marins qui ont su s’adapter à leur devoir pour servir de leur mieux l’intérêt local, c’est à dire préserver autant que possible le littoral angloy.

Nous pouvons également noter que la drague à demeure permet au port de Bayonne de faire des économies significatives comme nous l’avions toujours avancé:  600 000€ d’épargnés rien que sur la première année! (voir article Sud-Ouest ici)

L’outil permet aussi l’emploi de 14 personnes. Emploi local comme nous l’avions toujours soutenu alors que la CCI Bayonne Pays Basque avait, au départ, fait appel à des entreprises extérieures pour faire fonctionner la drague et le remorqueur Balea….

Seul bémol, l’utilisation de la zone interne de clapage des sédiments de l’estuaire pour  0.6% des volumes. Même si cette valeur est très faible, cette zone de clapage doit être définitivement abandonnée par sécurité. Pour rappel, le commissaire enquêteur, dans son rapport, avait demandé l’abandon de cette zone, car le devenir des sédiments dans la nature était totalement incertain. Nous sommes prêt à tirer la sonnette d’alarme si cette zone était à nouveau utilisée…

A ce jour, nous attendons toujours le nouvel arrêté inter-préfectoral sur les modalités de dragage de l’estuaire de l’Adour. Nous sommes impatients de le lire afin de savoir si l’Etat aura écouté les conclusions de l’enquête publique qui comportaient 8 réserves et 7 recommandations (voir ici). Aux dernières nouvelles, sa sortie devrait être imminente.

L’équipe SoSLa

*attention erreur de résultat dans les chiffres publiés par le journal Sud ouest (voir ici)

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Clapage côtier devant la plage de Marinella à l’automne 2016!

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Ou irons nous nous baigner demain, ou irons nous surfer?

1968-2013: les plages d’Anglet vue du ciel!

 Au début des années soixante, le tourisme côtier est en plein essor et Anglet, avec ses 4.5 km de plage et de vagues aux renommées internationales, possède d’un beau potentiel. Mais au même moment, l’Etat, en accord avec les politiques locales, continue de développer l’activité industrielle du port de Bayonne avec l’exploitation du gisement de Lacq et fait construire la grande digue du Boucau tout en connaissant les risques d’impact sur le littoral.

A partir de 1966, date qui marque la fin des travaux d’endiguement, la côte angloye n’est plus alimentée en sable par la dérive littorale. De plus, le dragage de l’embouchure de l’Adour, commencé en 1893, devient deux fois plus intense, piochant à chaque opération dans le stock sableux des plages d’Anglet. L’érosion artificielle s’accélère à vue d’œil conduisant la station balnéaire vers une fragilisation de son tourisme alors en plein boum.

Après des dégâts considérables au début des années soixante-dix, le phénomène va ralentir grâce au jugement rendu par le tribunal administratif de Pau démontrant la responsabilité de l’Etat, propriétaire du port à cette époque. Une prise de conscience collective va naître et tentait de minimiser l’impact des activités de dragage avec des digues, des clapages côtiers et l’arrêt des extractions littorales.

Depuis, la côte et ses fonds naviguent entre petites et grandes érosions, suivant les politiques appliquées au dragage car il est dans la nature humaine d’oublier les faits quand ça l’arrange… Pourtant cette ingérence sableuse a un coup économique chaque fois que la drague ne ramène pas notre sable devant la côte et a un impact sur la fréquentation des plages. C’est ainsi que les angloys doivent financer une partie des aménagements côtiers pour lutter contre le recul artificiel du trait de côte et qu’ils doivent contribuer au retour de leur sable dragué depuis 2010 alors qu’ils sont les premières victimes de ces activités. Il s’agit donc d’une double peine!

Ce blog vous informera sur l’histoire des plages d’Anglet et vous sensibilisera sur l’érosion artificielle que subit cette côte depuis 120 ans de dragage. Vous trouverez aussi toutes les études et référencements confirmant la véracité des propos.

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L’équipe SosLa