La grotte de la Chambre d’Amour, à Anglet, est-elle bien celle que l’on croit connaitre?

« En ces lieux jadis déserts existait, il y a longtemps, une grotte face à la mer où se rencontraient souvent deux amants. Un soir, surpris par la marée, ils périrent tous deux noyés, laissant à ces lieux pour toujours, le doux nom de Chambre d’Amour. »

Qui n’a pas entendu parler de la légende des amoureux de la grotte de la Chambre d’Amour, emportés par les flots? Ce poème, si romantique, appelait le visiteur sensible a un pèlerinage sur les plages d’Anglet, près des falaises exactement, à la recherche de volupté et de nostalgie. Cette grotte, à cheval entre la côte sableuse et la côte rocheuse, est nichée contre le flanc nord du promontoire du même nom, à 100 mètres du rivage. Le voyageur peut aujourd’hui s’y recueillir grâce à un belvédère qui en domine l’entrée. Mais ce drame local se présente comme une histoire dénuée de sens car l’emplacement de la cavité, loin du rivage, laisse perplexe sur la vraisemblance d’une telle tragédie

Pourtant, cette cavité singulière a donné son nom à un petit coin de paradis attirant, au fil des siècles, des écrivains de toutes plumes. Afin de faire toute la lumière sur la grotte, nous allons l’étudier sous un autre angle, un angle plus scientifique pour connaitre ses origines, comprendre son évolution et, finalement, aboutir à une belle surprise que personne ne soupçonnait!

Vous trouverez, dans les paragraphes qui suivent, les extraits de témoignages et les preuves les plus pertinentes pour l’élaboration de cette étude. Si vous souhaitez approfondir le volet « parnassien » de la grotte, car celle-ci possède une véritable chronique littéraire, vous apprécierez les textes originaux en vous reportant à la bibliographie à la fin du dernier chapitre.

I- LA GENÈSE DE LA GROTTE 1/7

Pour savoir d’où vient notre grotte, il est nécessaire de remonter loin dans le temps . Il y a environ 40 millions d’années, les continents sont à la dérive. Il se crée dans le sud-ouest de l’Europe une collision entre la plaque ibérique et la plaque eurasienne qui donne naissance à la chaîne des Pyrénées. Durant cette période, des couches rocheuses d’origine diverses remontent des profondeurs de la terre pour former le piémont Pyrénéen. Le plateau Saint Martin, allant des falaises de la Chambre d’Amour jusqu’à celles de Bernain à Biarritz, est un segment de cet événement géologique. Il est composé, ici, de strates de marne, de grès calcaire et de marne gréseuse de type Stampien affleurant dans le paysage littoral.(1)

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Carte du BRGM: près de la côte, le marron foncé représente les falaises d’origine Stampien, en jaune, les sables littoraux et en orange, les sables des dunes. La Chambre d’Amour est à cheval entre la côte sableuse et la côte rocheuse.

Durant cette période de genèse, des bulles de sel ou de gypse vont remonter à travers cette formation rocheuse par perforation de strates intermédiaires pour atteindre la surface. Dans leur ascension, ces bulles vont finir par être stoppées par des couches de calcaire trop imperméables. Ce phénomène va favoriser la formation d’amas localisés dans le plateau St Martin. La dissolution de ces amas notamment par des eaux de source ou des eaux d’infiltration est à l’origine de l’apparition de petites dolines visibles aujourd’hui autour du golf du phare. C’est suite à cette manifestation que des ingénieurs du BRGM attribuent, en 1991, l’origine de la grotte de la Chambre d’Amour située à seulement 450 mètres de ses voisines. (1) (Une autre thèse, portée par le professeur T. Mulder de l’université de Bordeaux, affirme que son apparition pourrait être d’origine karstique. Mais cette option n’ayant fait l’objet d’aucune publication à ce jour pour notre grotte, nous avons gardé la première hypothèse.)

Puis les périodes de glaciation et de déglaciation vont s’enchaîner durant des centaines de milliers d’années. La ligne de côte va faire le va-et-vient sur les contreforts pyrénéens, et provoquer une érosion lente et irrégulière du plateau continental en fonction de la roche rencontrée. Ce travail d’usure contribue à l’apparition de pointe, de baie et de cap.Il y a 18 000 ans, après avoir atteint un maximum glaciaire, la planète débute son dernier réchauffement climatique correspondant à une période nommée «Holocène ». A cette occasion, le niveau des océans va passer de -120 mètres à -10 mètres en seulement 11 000 ans! C’est alors que la mer va submerger une nouvelle fois le littoral pyrénéen, rendant vives les falaises du plateau Saint-Martin.

Ensuite, il y a environ 7 000 ans, l’océan finit par se mettre en équilibre avec le climat. Le niveau marin se stabilise et remonte depuis lentement à raison de 1.5 à 2 mm/an. C’est aussi durant cette période que des quantités astronomiques de sable, libérées par les glaciers, vont gagner la côte et suivre la dérive littorale. Cette arrivée massive de sables, poussée par les vents marins à l’intérieur des côtes, va façonner le paysage littoral.

Enfin, c’est probablement durant le dernier millénaire que la grotte de la Chambre d’Amour va s’ouvrir, grâce à l’érosion marine des derniers pans de falaise qui en cachaient l’entrée. Rappelons ici que la côte rocheuse recule en moyenne de 25 mètres par siècle soit 250 mètres par millénaire! Son dégagement se réalisera au gré des vagues et des intempéries par dégradation des couches de calcaire.

Mais la grotte, était-elle accessible à l’homme dès son apparition dans le paysage local? Probablement pas! Une étude de la SOLETCO, datée de 1985, dévoile que le sol rocheux à l’entrée de la grotte est au même niveau que la basse mer et s’élève à moins d’un mètre au dessus des eaux dans le fond de la cavité. (36 et 38) Une autre étude plus ancienne des Ponts & Chaussées démontre que dès lors que l’on s’éloigne de la caverne, le plateau rocheux descend rapidement d’une dizaine de mètres (39) et se situe déjà à 25 mètres de profondeur près des bassins de stockage des Sables d’Or (40). Ainsi, pour atteindre la grotte, il aurait fallu nager depuis le rivage ou attendre que les sables portés par la dérive littorale s’accumulent suffisamment contre les falaises de la Chambre d’Amour pour que la caverne soit accessible à pied ce qui n’était point possible à l’époque…

Bref, c’est grâce à un phénomène exceptionnel rapporté par la littérature, que l’homme va pouvoir s’en approcher progressivement, l’examiner lentement, l’inspecter entièrement, la contempler longuement, s’y reposer probablement avant de la nommer joliment!

Prochain épisode:

Des origines du terme « grotte de la Chambre d’Amour » aux prémices d’une légende!

L’équipe SoSLa

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La caverne est constituée de parois de grés aux courbes étonnamment régulières.

 Bibliographie:
(1) J.F Larguillier et P. Charbonneyre, RR-32374-FR, « Effondrement de l’allée des Arroques, étude géologique et prospection radar » 15 03 1991, BRGM Aquitaine.
(38) M. Gassan, Service technique de la ville d’Anglet « Journal sur la recherche de la grotte de la Chambre d’Amour« , Novembre 1978.

(39) Archives départementaux de Pau, Sous série 4S185, Ponts et Chaussées de Bayonne.

(40) Construction d’un bassin de stockage, Sable D’or Printemps 2016, échange avec l’entreprise  en charge des travaux.

STRATÉGIE DU TRAIT DE COTE ANGLOY VUE PAR L AGGLO!

En 2012, l’Agglomération Côte Basque Adour (ACBA) a engagé une étude sur l’évolution de sa bande côtière dans un but de préserver l’attractivité du littoral jusqu’en 2043. Cette étude a été menée en concertation avec le GIP Littoral Aquitain, le BRGM, la DDTM, le Conseil Général et les services techniques des communes concernées. La STRATÉGIE, qu’il en est ressortie, doit servir de base pour gérer au mieux l’avenir du trait de côte et rejoindre l’Agglomération sud côte basque pour une défense littorale commune. Elle a été validée dans son état final le 09/11/2016, c’est à dire juste avant que l’ex-ACBA ne fusionne avec la nouvelle communauté d’agglomération du Pays Basque.

Voici quelles en ont été les étapes:

– Entre 2012 et 2014, le BRGM a réalisé une première étape en évaluant l’aléa érosion côtière aux environs 2023 et 2043, c’est à dire les risques humains face au recul du trait de côte. Ces résultats ont été validés par l’agglomération en Décembre 2014 et ont servi de base de travail pour établir un schéma d’action. Plus de 50 rencontres ont eu lieu entre l’agglo et les communes littorales pour livrer ce travail. Mais hélas aucun échange n’est intervenu avec les associations du littoral qui auraient pu amener leur expertise sur les situations locales et leur ressenti sur des solutions à développer.

– Entre 2015 et 2016, le groupement ISL/PHYTOLAB a élaboré quatre phases pour construire la STRATÉGIE. Voici ce qu’il en est ressorti pour la côte Angloye:

La première phase a permis d’identifier deux tronçons aux enjeux sociaux-économiques, urbanistiques et écologiques différents. Le premier tronçon va de l’embouchure de l’Adour jusqu’à la digue des Sables d’Or. Le deuxième tronçon va de la digue des Sables d’Or jusqu’aux falaises du cap St Martin. (voir schéma ci-dessous)

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La deuxième et la troisième phase avaient pour but de sélectionner le meilleur scénario pour chaque tronçon en fonction de l’analyse coût/avantages. Quatre possibilités apparaissaient d’ici 2023 et 2043: l’inaction, le maintien des ouvrages actuels, le replis stratégique ou un mix des trois . Il a donc été décidé de continuer le mode de gestion actuel pour les deux tronçon angloy jusqu’en 2023. Cela se résume à un maintien et un entretien des ouvrages actuels sans la création de nouveaux ouvrages d’art. La poursuite des opérations de ré-ensablement des plages avec la drague Hondarra continue, les processus naturels d’ensablement avec les ganivelles en haut de plage et les végétalisations dunaires sont accompagnés et les opérations de reprofilage perdurent. Des mesures d’optimisation des ouvrages existants pourront être menés jusqu’en 2043 pour être sûr de stabiliser le trait de côte, notamment dans le secteur de la Barre où les prévisions du BRGM sont les plus pessimistes, si toutefois ces dernières se confirment.

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Une quatrième phase avait pour but de formaliser ces stratégies retenues et de définir un programme d’action pour chaque secteur en le budgétisant et en le priorisant d’ici 2023 et 2043.  L’enveloppe totale d’investissement public pour toute la zone étudiée de l’agglo est de 85 millions d’Euro soit 3.3 millions euros/an. Des actions privées (association et ou individuelle) pourront, semble-t-il, intervenir à hauteur de 6 millions d’euros dans un cadre très précis. Enfin, des études vont être lancées à hauteur de  200 000 €/an pour mieux comprendre les phénomènes tempétueux, mieux saisir les mouvements sédimentaires côtiers et mieux évaluer les risques de submersion. Le projet Maréa qui a débuté en février/mars 2017 à Biarritz et qui devrait s’étendre aux plages d’Anglet en est le parfait exemple. 

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L’érosion de la falaise, avec la chute de plusieurs pans en 1999 et 2001, caractérise le recul de la côte rocheuse notamment, ici, par un désensablement du pied de falaise.

Deux autres idées mériteraient à notre goût d’être étudiées pour la préservation du trait de côte d’Anglet:

– l’idée de la construction d’une contre digue sud aussi longue que la digue du Boucau pour stopper la fuite coûteuse du sable angloy vers l’embouchure de l’Adour. (165 000€ HT/ an pour la ville)

– la faisabilité de ramener sur la côte d’Anglet et de Biarritz le sable déposé au large par les 120 années de dragage de l’embouchure, afin de stopper l’érosion de la côte sableuse et rocheuse et diminuer le coût d’entretien des digues.

Ces deux idées restent à nos yeux des solutions d’avenir. Elles feront probablement l’objet de deux nouveaux articles afin de mettre en évidence leur bien fondé et leur intérêt car nous avons l’ambition d’aller plus loin pour la préservation de l’attractivité du littoral!

L’équipe SoSLa

Dragage du port de plaisance du Brise-Lames.

Le 23 novembre 2016, un arrêté préfectoral spécifique pour le dragage d’entretien du port de plaisance a été accepté sous conditions pour le port de plaisance du Brise-Lames. Il est prévu d’y extraire 35 000 m2 de sédiments soit l’équivalent du chargement de 3 000 camions benne. Mais les sédiments, au lieu d’être emmenés par la route, vont être dispersés à marée descendante dans l’estuaire de l’Adour durant une durée stricte de deux mois, soit du 15 Mars au 14 Mai 2017.

Situé sur la rive gauche de l’Adour, à 700 mètres de son embouchure, le port de plaisance du Brise-Lames a été construit en 1974 et inauguré en 1975. Il se situe en lisière de chenal, derrière deux digues d’enrochements et au cœur d’un environnement marqué par la proximité des activités industrielles du port de commerce de Bayonne mais aussi des plages d’Anglet. Il est géré aujourd’hui par la Communauté d’Agglomération Pays Basque, dans le cadre d’une délégation de service public confiée par la Nouvelle Région Aquitaine. Son envasement est récurrent au fil du temps avec les dépôts de limon porté par l’Adour. Son dernier dragage remonte à 2004 et, à la suite de nouveaux problèmes de sécurité, la région a déposé en 2014 un nouveau projet de dragage d’un montant de 347 000 € environ. Nous avons pu lire, au travers du nouvel arrêté inter-préfectoral de dragage de l’estuaire de lAdour, que l’immersion de sédiments, lorsqu’elle était effectuée en zone interne devant la capitainerie par la drague du port de commerce, contribuait au déclassement de l’Adour Aval et donc par proximité, aux plages avoisinantes. Cette méthode devrait être abandonnée par le port de commerce dans un avenir proche. Aussi, nous avons été surpris de voir autoriser une telle pratique pour le port de plaisance, puisqu’elle s’apparente aux mêmes enjeux environnementaux. Défenseurs des plages d’Anglet contre l’érosion artificielle mais aussi contre la pollution, nous nous sommes intéressés à cette problématique et nous nous sommes rapprochés de la Communauté d’Agglomération Pays Basque pour y voir plus clair. Nous avons donc été conviés à une réunion technique d’information, où les acteurs ont voulu jouer la transparence avec les associations ce qui est, du reste, une bonne initiative. Quand est-il exactement:

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La drague aspiratrice en pleine opération le 16/03/2017. On peut voir émerger au-devant « la fraise » par laquelle les sédiments sont emportés.

Les dragages vont être réalisés à l’aide d’une drague aspiratrice munie d’une élinde qui va travailler par balayage à une profondeur déterminée. Les sédiments seront dilués à 10 ou 15% avec de l’eau pour être rejeté à un rythme de 1350 m3/heure à l’autre bout du tuyaux. Les volumes dragués permettront de revenir à l’état initial du port de 2004 lors du précédent dragage.

Les rejets vont être réalisés au jusant, soit une heure après le début du descendant et jusqu’à une heure avant la marée basse, deux fois par jour. L’émissaire se situera dans le fleuve, en face du restaurant « le Poisson à voile ».

Le taux de matière mise en suspension (MES) sera mesuré en continu par deux sondes de turbidité, une située en amont du Brise-Lames, au niveau du ponton du remorqueur Balea, et une autre en aval du port, devant la tour de pilotage. Les valeurs relevées toutes les dix minutes devront rester inférieures à 100 mg/litre pour le déroulement des travaux. Si une crue de l’Adour avait lieu avec des MES supérieures à la limite autorisée, les dragages devront s’arrêter en attendant un retour inférieur au seuil de référence pour ne pas saturer plus le fleuve.

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Les tuyaux connectés à la barge rejoignent la terre près de la piste cyclable.

De nombreux prélèvements ont été réalisés durant deux campagnes d’échantillonage, une en 2014 et une en 2016, dans différents endroits du port en utilisant la méthode standard de benne de type Van Veen allant jusqu’à 0.25 m de profondeur dans le sédiment. Nous aurions préféré des carottages pour que cela soit plus représentatif des couches de sédiments dragués, mais la loi n’est pas plus contraignante dans le cas d’immersion de sédiments dragués. Les points de prélèvements ont été vus avec la police de l’eau. Aucune anomalie dans les valeurs de référence de métaux lourd, PCB, HAP et TBT n’a été enregistrée. Les résultats sont bien en dessous de la norme N1, ce qui est plutôt rassurant.

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Les tuyaux pour évacuer les sédiments courent le long des quais.

Par sécurité, un suivi de la macro faune benthique (vers, crustacés et mollusques) va être réalisé au niveau des sondes de turbidité avant, pendant et après ce projet et ce, jusqu’à 6 mois après la fin des opérations, afin de voir si ces activités auront eu un impact sur l’environnement.

L’alternative avec une méthode à terre s’est avérée non envisageable car les sédiments, trop fins, rendent leur traitement difficilement réalisable. Elle aurait été trop coûteuse et son gain en impact carbone n’était pas évident. L’utilisation de la drague Hondarra pour le chargement des sédiments depuis un ponton n’obtenait pas plus d’intérêt et mobilisait le navire durant une trop grande période.

La communauté d’agglomération Pays Basque devra présenter un compte rendu des opérations à la police de l’eau à la fin des travaux de dragage. D’ici 18 mois, un projet sur des solutions d’entretien plus pérennes avec les exigences environnementales devra être validé par l’Etat et voir le jour.

L’équipe SoSLa

 

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Les tuyaux finissent dans l’Adour, à plusieurs mettre de profondeur. 

Nouvel arrêté de dragage: un grand pas pour l’écologique des plages et de l’estuaire de l’Adour!

Le nouvel arrêté inter-préfectoral sur le protocole de dragage de l’estuaire de l’Adour est ENFIN sorti! OUF! Il aura fallu pas moins de trois ans pour que son élaboration définitive aboutisse, avec des demandes d’études complémentaires et encore des études complémentaires, une enquête publique très riche, une consultation des communes et des institutions en rapport avec la problématique pour arriver à cette nouvelle mouture très détaillée de 15 pages. Pour rappel, le précédent arrêté inter-préfectoral de dragage de 2004, à l’époque où l’Etat était encore propriétaire du port de Bayonne et responsable du maintien des profondeurs, faisait en tout et pour tout 7 pages!  Il était assez succinct et de ce fait, livrait une souplesse discutable. Depuis 2009, c’est la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bayonne Pays Basque (CCI PB) qui est en charge des opérations dans le cadre d’une délégation de service public confiée par la Région Aquitaine. Le nouvel arrêté s’impose à elle dans un cadre législatif plus précis et plus transparent. Il répond aux enjeux économiques en relation avec le clapage côtier dans la lutte contre l’érosion artificielle des plages d’Anglet, tout en respectant le bon suivi de la qualité des eaux de baignade. Il lui demande aussi l’abandon progressif de la zone d’immersion interne, qui participe au déclassement de la masse d’eau Adour aval et constitue une pratique qui nous semble totalement aberrante à la vue des enjeux environnementaux. Cette anomalie, que nous avions révélée au commissaire enquêteur le 22 mars 2016, n’a pas été relevé par le conseil municipal d’Anglet à la vue du registre des délibérations du 29/02/2016 (voir question 32) Aussi, elle renforce une nouvelle fois la légitimité de notre travail associatif. C’est donc une victoire de plus pour les défenseurs du littoral que nous sommes, une victoire de fond pour l’avenir de l’estuaire de l’Adour et des plages qui le bordent!

Il y a encore quatre ans, nous levions une pétition pour empêcher la vente des sables dragués à l’embouchure de l’Adour, sables provenant des plages d’Anglet. Il nous semblait que nos élus marchaient sur la têtes. Nous avons eu gain de cause. Puis nous avons milité pour une drague à demeure, afin de stopper l’hémorragie des sables angloys liée aux mauvaises activités de dragage, créant une érosion littorale sans précédent pour les activités nautiques et les bains de mer… La drague Hondarra est arrivée en Septembre 2016, et avec l’aide de l’équipe municipale de l’époque, elle a pu répondre à cette mission de préservation du littoral. Enfin, nous avons pris la problématique des plages d’Anglet dans son ensemble avec l’étude du futur arrêté de dragage de l’estuaire de l’Adour, en apportant notre expertise et nos inquiétudes à l’enquête publique, notamment sur les possibles atteintes environnementales de la faune, de la flore et des plages. Aujourd’hui, l’état nous a entendu, car tout en conservant les missions de la drague, il a saisi l’opportunité de piloter ces activités avec des experts vers les objectifs du SDAGE Adour-Garonne et du SAGE Adour aval, dans un but d’atteindre un bon état écologique d’ici 2027. Les temps ont bien changé!

Et demain, quel avenir pour les plages d’Anglet? Il reste encore à trouver la solution pour stopper la fuite du sable angloy vers l’embouchure de l’Adour. Le commissaire enquêteur a recommandé un projet plus pérenne à moyen terme et a relancé l’idée d’une contre digue sud aussi longue que la digue du Boucau, afin de stopper les dragages à l’embouchure et donc des dépenses financières sans fin! Un autre projet aussi qui nous tient à cœur, c’est d’étudier la faisabilité de ramener sur la côte notre sable détenu au large depuis plus de 120 ans d’activité de dragage, pour diminuer le coût d’entretien des digues et permettre aux angloys et à l’activité touristique de renouer avec des pratiques balnéaires de qualité grâce au retour d’un profil de plage moins pentue…à suivre donc dans la prochaine décennie!

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Si vous souhaitez lire les conclusions de l’enquête publique sur l’arrêté de dragage ainsi que sur le rapport que nous avions remis au commissaire enquêteur en Mars 2016, vous pouvez les trouver ici. Sinon, voici une petite analyse du nouvel arrêté-inter-préfectoral-du-17-02-2017-dragage-Adour qui met en avant les éléments qui ont retenu notre attention:

1- Le contrôle des opérations et la qualité des sédiments prélevés :

La police de l’eau de la DDTM va être chargée de contrôler les bilans physico-chimiques, bactériologiques, bio sédimentaires et bathymétriques des activités de dragage. Des tests complémentaires devront lui être présentés lorsque la norme N1 des échantillons prélevés sur site sera dépassée, au vu de l’Article 2 de l’Arrêté du 9 août 2006 relevant respectivement des rubriques 2.2.3.0, 4.1.3.0 et 3.2.1.0 de la nomenclature annexée à l’article R. 214-1 du code de l’environnement relatif aux niveaux à prendre en compte lors d’une analyse de rejets dans les eaux de surface ou de sédiments marins ou estuariens et devra donner son accord pour la suite des opérations. Fini donc les résultats poolés!  Une immersion des sédiments sera possible que si l’innocuité pour le milieu aquatique aura été démontrée… Si les matériaux sont au dessus de la norme N2, (et il y a fort à parier que cela arrivera), les sédiments ne pourront être ni dragués, ni immergés.(Art 5 et 7.1)

En conséquent, la CCI BPB devra faire une étude de faisabilité technique, juridique et financière sur le traitement à terre des sédiments pollués, achevée au plus tard dans 3 ans. (Art. 8.2) Cette disposition fait écho à l’article 19 bis pour l’économie bleue qui annonce qu’à partir du 1er janvier 2020, le rejet en mer de boues de dragage polluées sera interdit. Une filière de traitement de boue et de récupération des macro-déchets associée sera mise en place. Le suivi des impacts de dragages contrôlé et poussé permettra de mieux connaitre notre estuaire en approfondissant les origines des contaminants et de ceux qui tirent vers le bas la qualité écologique du système.

La DTTM pourra réaliser des contrôles inopinés au frais du pétitionnaire sur les activités de dragage. (Art. 12)

Chaque année, un bilan précis des activités de dragage devra être fourni à la DDTM et, dans cinq ans, un bilan à mi-parcours devra être présenté au comité de suivi. Ce comité de suivi est composé de six membres d’origines différentes. Il se réunit au moins une fois par an pour faire une analyse de la situation, ce qui semble être un gage de sûreté. Ce comité se compose d’un représentant de la CCI BPB, porteuse du projet, d’un représentant de la DDTM qui effectue les contrôles, d’un représentant du Sage Adour aval, d’un représentant de l’ONEMA, d’un représentant de l’Ifremer et d’un membre de l’ARS. Il pourra être complété par la venue de spécialistes si nécessaire. (Art. 10)  Il sera intéressant d’y voir à occasion un ingénieur du BRGM pour tout ce qui touche aux ressources sédimentaires portées par le fleuve et la dérive littorale, en lien avec l’érosion estuarienne et littorale du bassin Adour. Le but de ce comité est de piloter le pétitionnaire vers de bonnes pratiques de dragage.

Le pétitionnaire doit fournir une modélisation de l’impact bactériologique des clapages dans la zone du large avant le 15 04 2017. (Art. 6.2)

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Zones homogènes de dragage et zones d’immersion. (extrait arrêté inter-préfectoral)

 

2- Volumes des sédiments dragués par la drague:

On ne connait pas exactement aujourd’hui les quantités de sédiment produits par le fleuve mais, pour l’instant, l’Etat ne fait aucune restriction sur les volumes de sédiment dragués dans l’estuaire de l’Adour. Pourtantil y a eu une augmentation de 260% des volumes dragués autorisés entre 2004 et 2016… (art. 2) Il existe donc un risque réel d’érosion artificielle des berges et des zones estuariennes non draguées. Cette augmentation expliquerait les érosions constatées au niveau de la capitainerie du port, au pied des arcades du Brise-lame, sur les berges de l’ancien camping d’Anglet, sur les piles des ponts de Bayonne, mais aussi plus en amont dans le fleuve. L’arrêté a quand même le mérite de borner ces opérations avec des relevés bathymétriques mensuels sur les zones dragués pour éviter les excès. Une étude est en cours afin de savoir quelle est l’évolution morpho-sédimentaires de l’estuaire du fleuve. (Annexe 3 de l’arrêté)

Les dragages par aspiration à l’élinde seront stoppés durant les mois de décembre à mars, sauf en cas d’urgences déclarées et justifiées à la police de l’eau. (Art. 2) Le but est de respecter la migration de la civelle durant cette période, espèce aujourd’hui en déclin.

Les dragages à la benne seront possibles toute l’année pour les zones allant de 5 à 10.(Art. 3)

Les clapages côtiers seront étendus de 500 mètres vers nord de la madrague, portant les nouvelles limites devant la plage de l’océan. Ils seront possibles entre le 15 mai et le 30 juin avec les matériaux de la sous-zone 1B et 1C  ce qui reste une faible restriction et ne mets pas en péril le partenariat de 100% de clapage des sables de l’embouchure devant les plages d’Anglet. En revanche, des analyses bactériologiques devront être effectuées tous les mois durant cette période sur les sables dragués. Les autres mois de l’année, hormis juillet et août où la drague est à l’arrêt, il n’y a aucune restriction de sous-zone, les opérations peuvent se dérouler normalement. (Art. 4)

Les clapages en zone interne, que nous avons tant décriés, participent au déclassement écologique de la masse d’eau Adour-aval. Ils sont limités à 50 000 m3/an ce qui reste beaucoup. Mais ils devront être exceptionnels, uniquement réalisés avec des matériaux des zones 4 bis et zone 8 entre le 01/10 et le 14/05 dans des conditions très spécifiques. Ils seront déclarés et justifiés à chaque fois à la police de l’eau. A moyen terme, une solution alternative devra être étudiée avec le comité de suivi pour que cette zone soit définitivement abandonnée. (Art. 4; 6.4; 8.3)

L’embouchure de l’Adour va faire l’objet d’un suivi bathymétrique dans son ensemble, avec des relevés des profondeurs sur les plages d’Anglet, à l’embouchure, mais aussi au large et sur les plages de Tarnos. Le but est de mieux comprendre l’évolution sédimentaire littorale qui n’est pas claire aujourd’hui pour le port de Bayonne! (Art 7.3)

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Dragage à benne de la drague Hondarra sur la zone 8 en 2016.

 

3 –Etudes sur la masse biologique:

Il y aura un suivi bio-sédimentaire et bactériologique à partir de 2018 sur les macro-invertébrés benthiques. Il s’agit de tous les vers, crustacés et mollusques. (Art. 7.4)

Il y aura une étude sur le suivi de la faune piscicole aspirée par la drague (art. 8.4) et une participation financière à une étude piscicole estuarienne.

Il y aura d’ici 7 ans la mise en place de mesures compensatoires se traduisant par la restauration d’habitats estuariens par le porteur du projet. (annexe 4)

4- Transparence sur les activités du pétitionnaire:

Afin de prévenir les pratiquants d’activité nautique et par la même occasion, d’éviter les accidents, le bénéficiaire devra diffuser régulièrement des informations sur les opérations de dragage/clapage au moyen d’un site internet, en précisant les zones de travail, les mouvements de la drague et peut être même les levées topographiques du littoral et la qualité des matériaux clapées sur la côte.(6.5)

Le bilan annuel des activités de dragage ainsi que les études qui auront été réalisées devront être présentés au Sage-Adour aval et au S3PI de Bayonne dans lequel siège neuf associations. Cela sera l’occasion de faire le point avec ceux qui œuvrent pour la préservation de l’estuaire de l’Adour.

L’équipe SoSLa

25-04-2016

La drague Hondarra dans le lointain, vue depuis l’Atalaye à Biarritz,  réalise un clapage côtier devant les plages d’Anglet en 2016.

Très beau bilan des dragages/clapages 2016!

Ça y est, le bilan 2016 des opérations de dragages/clapage est arrivé!

Sur 389 000 m3 de sable dragué à l’embouchure de l’Adour, 377 330 m3 ont été clapés (largués) devant la zone côtière et 11 610 m3 ont été perdus au large (11610m3 correspond au chargement de 970 camions-benne). La drague Hondarra a donc réalisé un nouveau record avec près de 97% des sables dragués de retour à la côte: YOUPI!

Atteindrons-nous la perfection en 2017 ou 2018?

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Bilan des dragage/clapage à l’embouchure de l’Adour entre 1974 et 2016.

 

Pour mémoire, deux journées de clapage avait été perdues en début d’année 2016, le 25 janvier et 04 février pour être exact, dans des circonstances énigmatiques…

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Jeudi 4 février 2016 fut un jeudi noir pour le littoral angloy: sur les 4 chargements réalisés par la drague Hondarra à l’embouchure de l’Adour, aucun sable n’est revenu devant la côte, soit une perte sèche de 4800 m3 dans le budget sédimentaire des plages, l’équivalent de 400 camions benne! (photo marinetraffic.com)

 

Mais les temps ont changé. Les capitaines maîtrisent mieux le navire puisque depuis cette date, il semblerait qu’il n’y ait eu que très peu de loupés et, aujourd’hui, il n’est pas rare de voir évoluer Hondarra dans des conditions de houle établie, s’approchant de la côte comme pour défier Neptune .

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1,5 à 2 mètres de houle et la drague Hondarra est toujours en poste pour remplir sa mission de clapage côtier pour la préservation du littoral: chapeau bas!

 

Nous félicitons donc ces marins qui ont su s’adapter à leur devoir pour servir de leur mieux l’intérêt local, c’est à dire préserver autant que possible le littoral angloy.

Nous pouvons également noter que la drague à demeure permet au port de Bayonne de faire des économies significatives comme nous l’avions toujours avancé:  600 000€ d’épargnés rien que sur la première année! (voir article Sud-Ouest ici)

L’outil permet aussi l’emploi de 14 personnes. Emploi local comme nous l’avions toujours soutenu alors que la CCI Bayonne Pays Basque avait, au départ, fait appel à des entreprises extérieures pour faire fonctionner la drague et le remorqueur Balea….

Seul bémol, l’utilisation de la zone interne de clapage des sédiments de l’estuaire pour  0.6% des volumes. Même si cette valeur est très faible, cette zone de clapage doit être définitivement abandonnée par sécurité. Pour rappel, le commissaire enquêteur, dans son rapport, avait demandé l’abandon de cette zone, car le devenir des sédiments dans la nature était totalement incertain. Nous sommes prêt à tirer la sonnette d’alarme si cette zone était à nouveau utilisée…

A ce jour, nous attendons toujours le nouvel arrêté inter-préfectoral sur les modalités de dragage de l’estuaire de l’Adour. Nous sommes impatients de le lire afin de savoir si l’Etat aura écouté les conclusions de l’enquête publique qui comportaient 8 réserves et 7 recommandations (voir ici). Aux dernières nouvelles, sa sortie devrait être imminente.

L’équipe SoSLa

*attention erreur de résultat dans les chiffres publiés par le journal Sud ouest (voir ici)

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Clapage côtier devant la plage de Marinella à l’automne 2016!

Nouveau renforcement de la digue interieure

Plage de la Barre, la digue intérieure fait à nouveau l’objet d’une consolidation. C’est la deuxième fois de l’année. La première, plus succincte, s’était déroulée au mois d’Avril.

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Ces nouveaux travaux, d’un montant de 490 200€, sont financés par la région Nouvelle Aquitaine, propriétaire du port de Bayonne.

La première phase de ces opérations d’automne a été de reprendre l’embase de la digue érodée, en confortant avec des blocs d’ophites du côté de la plage de la Barre, là même ou des affouillements s’étaient produits depuis 2014.

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Le tractopelle creuse la base de la digue pour placer minutieusement les blocs d’ophite.

 

La deuxième phase a pour but de consolider le musoir de la digue intérieure avec des cubes de béton de 32 tonnes. Ils sont fabriqués non loin du site de la Barre à l’aide de moules métalliques rainurés dans lesquels on fait couler le béton.

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Les moules à béton pour faire des blocs de 32 tonnes!

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Le jeune troupeau de blocs de béton prêt à renforcer le musoir de la digue intérieure.

 

Après la bonne période de séchage, il ne reste plus qu’à déplacer ces cubes avec un tracteur et une remorque. Le poids des blocs est tellement important qu’ils sont déplacés deux par deux jusqu’à l’extrémité de la digue intérieure, plage de la Barre. Une grue spéciale est alors nécessaire pour les soulever et les placer, là où les chocs avec l’océan sont les plus violent…

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La grue, en bout d’épi, place les énormes blocs de béton pour renforcer l’ouvrage.

 

Au fil du temps, ces blocs de béton seront amenés à tomber dans l’océan. Ces effondrements sont liés à plusieurs facteurs. Le courant artificiel du sud de l’embouchure de l’Adour ensable en permanence le chenal de navigation. La drague Hondarra maintient les profondeurs dans ce secteur pour permettre le passage des navires. Ce dragage permanent provoque le glissement des sables côtiers vers le fond du chenal à chaque tempête, car l’océan n’aime pas les trous. La fuite de ce sable provoque à son tour un affaiblissement de l’ouvrage, et l’impact des grosses houles combiné aux forts courants traversiers entraine la chute des blocs vers les profondeurs. C’est ce qui s’était passé en Novembre 2002: la création de la fosse de garde en 2000-2001-2002, avec le dragage de 3200 000 m3 de sable, avait provoqué la disparition de plus de 30 mètres de musoir à la digue des Cavaliers. (voir Sud ouest 27 Novembre 2002)

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La scène vue depuis l’embouchure!

 

L’équipe SoSLa

 

Point érosion au 20.09.2016

Le printemps 2016 a été l’occasion, pour le littoral angloy, d’un nouveau lifting artificiel avec des opérations de reprofilage dans le même esprit que les années précédentes: une partie du sable présent en haut et en milieu de plage a été poussé vers le rivage. Depuis, l’été est passé, avec ses petites houles qui sont venues balancer les estivants et donner quelques sueurs aux MNS. Cela a été aussi l’occasion aux courants côtiers de ramener le sable accumulé au large des plages vers les petits fonds, sable qui avait été arraché au littoral par les fortes houles hivernales. Voici le bilan sédimentaire, plage par plage, à marée basse et par grand coefficient de marée. Ces observations ont toutes été faites après l’été, sur les quatre dernières années:

Les plages sud d’Anglet:

– Plage de la petite Chambre d’Amour:

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Le 20 Septembre 2016, marée basse, coefficient de 105 et hauteur d’eau de 0.52 mètre

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Le 30 Août 2015, marée basse, coefficient de 107 et hauteur d’eau de 0.45 mètre

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Le 11 Septembre 2014, marée basse, coefficient de 110 et hauteur d’eau de 0.34 mètre

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Marée basse le 19 09 2013 coefficient de 105 hauteur de mer 0.61 mètre

Alors que le littoral avait connu en 2014 un terrible hiver provoquant le déplacement du sable des petits fonds vers le haut de la plage, 2015 avait été une année de tentative de »retour à la normale ». Entre 2015 et 2016, peu de différence , avec quand même, encore un peu moins de sable en haut de plage, près des enrochements, ce qui est de bon augure. Mais en 2016, la plage n’a pas encore rattrapé son niveau sédimentaire de 2013. Neptune et Hondarra y ont encore un peu de boulot!

– Plage du Club:

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Le 20 Septembre 2016, marée basse, coefficient de 105 et hauteur d’eau de 0.52 mètre

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Le 30 Août 2015, marée basse, coefficient de 107 et hauteur d’eau de 0.45 mètre

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Le 11 Septembre 2014, marée basse, coefficient de 110 et hauteur d’eau de 0.34 mètre:

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Marée basse le 19 09 2013 coefficient de 105 hauteur de mer 0.61 mètre

Ici, la lentille sablonneuse a connu une belle amélioration depuis 2014. On a même la sensation qu’on est revenu à la situation de septembre 2013. Bonne nouvelle!

– Plage des Sables d’Or vue d’en haut:

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Le 20 Septembre 2016, marée basse, coefficient de 105 et hauteur d’eau de 0.52 mètre

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Le 30 Août 2015, marée basse, coefficient de 107 et hauteur d’eau de 0.45 mètre:

 

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Le 11 Septembre 2014, marée basse, coefficient de 110 et hauteur d’eau de 0.34 mètre:

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Marée basse le 19 09 2013 coefficient de 105 hauteur de mer 0.61 mètre

La situation aujourd’hui semble meilleure que toutes les autres années, même que de 2013. Un plateau de marée basse plus tendu, plus régulier et moins chargé sur sa partie haute de la plage délivre une pente douce.

– Vue de profil depuis la digue du Club:

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Le 16 Septembre 2016

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Le 25 Septembre 2015

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Le 16 septembre 2014 (photo ASI)

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Le 19 septembre 2013 (photo ASI)

Confirmation de la situation pour le haut de la plage des Sables d’Or avec ces photos de profil: l’enrochement du viel émissaire, qui avait disparu en 2014 sous l’action des fortes houles, est réapparu en 2015. Le sable s’y est stabilisé, en 2016, avec une faible pente sur toute la longueur de l’estran.                                                                                                                     Le fait que le haut de plage se soit désensablé, signifie que les petits fonds se sont reconstitués notamment grâce au clapage côtier car ils stoppent mieux les houles du large et permet au sable fin de s’y stabiliser.

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Centre angloy:

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Le 20 Septembre 2016, marée basse, coefficient de 105 et hauteur d’eau de 0.52 mètre

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Le 30 Août 2015, marée basse, coefficient de 107 et hauteur d’eau de 0.45 mètre

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Le 11 Septembre 2014, marée basse, coefficient de 110 et hauteur d’eau de 0.34 mètre:

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Marée basse le 19 09 2013 coefficient de 105 hauteur de mer 0.61 mètre

Zone Compliquée! Au niveau de la digue de Marinella,  la plage est plus ensablée en 2016 qu’en 2015, 2014 et 2013, surtout du côté plage des Corsaires, à cause d’un courant de retour localisé permanent. Cet ensablement déborde progressivement sur Marinella. Entre les Corsaires et l’Océan, les plateaux de marée basse sont moins importants en 2016 qu’en 2015, et à peu près similaires à 2013.

L’enrochement de la Madrague est aujourd’hui moins ensablé qu’en 2015 et en 2014 mais toujours plus qu’en 2013. On y trouve toujours une plage très ensablée dans sa partie haute, malgré trois années de reprofilage…

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Le nord d’Anglet:

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Le 20 Septembre 2016, marée basse, coefficient de 105 et hauteur d’eau de 0.52 mètre

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Le 30 Août 2015, marée basse, coefficient de 107 et hauteur d’eau de 0.45 mètre

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Le 11 Septembre 2014, marée basse, coefficient de 110 et hauteur d’eau de 0.34 mètre:

Entre la plage de l’Océan et des Cavaliers, la houle de 2016 empêche de faire une bonne analyse des bancs de marée basse. Mais on distingue toujours l’absence de lentille sableuse émergente à marée basse même sur les gros coefficient. La présence de trous d’eau y est permanente: un vrai danger pour la baignade. Sur la plage, la pente est similaire aux autres années mais, depuis 2014, un désensablement progressif s’est visiblement enclenché près du rivage entre la digue des Cavaliers et la baignade surveillée. Un signe d’amélioration des petits fonds?

 

Conclusion:

Le bilan révèle que les plages du sud ont un profil toujours en amélioration depuis 2014.

Au centre , il semblerait que les plateaux de marée basse soient en baisse depuis 2014 et ce, malgré des clapages côtiers fréquents depuis plusieurs années au droit de ces plages. De plus, le haut de la plage y est toujours élevé est s’étend vers le sud.

Le nord pourrait montrer enfin un signe d’amélioration. A confirmer en 2017 en fonction des clapages côtiers et de l’intensité  des houles de l’hiver 2017!

 

L’équipe SosLa